Après moult rebondissements, il semblerait que l’Union européenne soit prête à accepter le rachat de Fitbit par Google pour un montant de 2,1 milliards de dollars. D’après Reuters, la firme de Mountain View a en effet accepté plusieurs concessions pour rendre le deal possible.

Google plie (légèrement)

L’entreprise Fitbit était autrefois leader sur le marché mondial des bracelets connectés, mais elle ne possédait plus que 3% des parts au premier trimestre de 2020, contre 29,3% pour Apple et sa désormais incontournable Apple Watch. Souhaitant venir concurrencer la marque à la pomme, Google a fait l’acquisition de Fitbit en novembre 2019. Ce rachat a toutefois été vu d’un mauvais œil par la Commission européenne, notamment au regard de la collecte des données santé des porteurs des bracelets, et de l’utilisation qu’en ferait Google. Les régulateurs européens ont ainsi demandé d’importantes concessions de la part du géant du Web pour approuver la transaction, et ont même entamé une enquête approfondie à ce sujet.

Dans la même catégorie

Afin de répondre aux attentes de l’UE, Google a accepté de restreindre l’utilisation des données Fitbit pour le ciblage publicitaire, et de renforcer le contrôle de ce processus. La firme s’est par ailleurs engagée à soutenir d’autres constructeurs de bracelets connectés Android, et devrait fournir des interfaces de programmation à des entreprises tierces dans le but de donner le choix aux consommateurs d’utiliser le service qu’ils préfèrent.

Tout n’est pas encore joué

L’Union européenne rendra sa décision le 23 décembre prochain, et attend quelques efforts supplémentaires de la part de Google. Elle va en effet collecter le retour des concurrents et des clients de Fitbit pour savoir si d’autres éléments sont à prendre en considération. La firme de Mountain View doit encore répondre à des questions sur la santé numérique et sur le type de données qu’elle collectera.

Par exemple, l’UE a récemment refusé une promesse de Google concernant l’utilisation des données récoltées par le tracker, jugeant que cette dernière était insuffisante. Malgré ces quelques obstacles, l’approbation de l’autorité européenne chargée de la concurrence est en bonne voie, selon des sources citées par Reuters.

Si Google se frotte au scepticisme de la Commission européenne, elle doit également répondre de ses actes outre-Atlantique. Le Département de la justice américain est en effet en train d’enquêter sur les pratiques de la firme de Mountain View, et plus particulièrement sur son moteur de recherche.