« La France va prendre le tournant de la 5G parce que c’est le tournant de l’innovation », a affirmé Emmanuel Macron, le chef de l’État ce lundi. L’attribution des fréquences de cette technologie mobile sera lancée dès la fin du mois, déclare le Président de la République, vêtu d’un costume sans cravate, devant une certaine d’entrepreneurs de la FrenchTech.

Pour Macron, la France doit aller plus loin

« La France est le pays des Lumières et de l’innovation. On doit aller plus loin et plus fort. (…) », a martelé Emmanuel Macron. Bien loin de chercher un compromis avec les récalcitrants de la 5G, il a préféré miser sur l’humour et chambrer ceux qui préféreraient revenir à la lampe à huile : « J’entends beaucoup de voix qui s’élèvent pour nous expliquer qu’il faudrait relever la complexité des problèmes contemporains en revenant à la lampe à huile ! Je ne crois pas que le modèle Amish permette de régler les défis de l’écologie contemporaine ».

Les récalcitrants dénoncent la décision du gouvernement

En effet, il prenait la parole au lendemain de la demande de moratoire de la 5G signée par 70 élus de la gauche et des écologistes, dont font partie Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot ou encore le maire de Lyon, de Grenoble ou de Bordeaux. Les opposants de la 5G dénoncent la décision du gouvernement français de mettre la charrue avant les boeufs en prenant des décisions trop précipités sur le dossier de la 5G sans aucune consultation publique préalable. Ils exigent un droit à la subsidiarité et la tenue d’un débat démocratique décentralisé. De plus, ces derniers demandent un moratoire immédiat s’échelonnant jusqu’à l’été 2021, car la 5G pourrait impacter négativement l’environnement, ou encore être une menace pour la santé des citoyens.

Un plan de relance pour le numérique

Emmanuel Macron certifie que la France sera au rendez-vous de l’investissement. Le plan de relance sera à hauteur de 7 millions d’euros pour le secteur des technologies, notamment quant à la transformation de l’État vers le numérique. De plus, il réaffirme les ambitions du gouvernement à vouloir défendre une Europe numérique souveraine, en appelant à rouvrir la bataille sur le cloud que la France a perdu face aux GAFA. Un constat qui ne devrait pas ravir l’entreprise française OVH, pourtant impliquée dans la création de Gaia-x, projet qui doit remettre l’Europe sur les rails du cloud.