Il s’agit là du fameux contrat JEDI pour Joint Entreprise Defense Infrastructure. Vendredi 4 septembre, le ministère de La Défense et le Pentagone ont réaffirmé leur volonté de travailler avec Microsoft dans le cadre de cet énorme contrat de cloud computing. De quoi rendre fou Jeff Bezos.

Le Pentagone travaillera avec Microsoft

La décision officielle d’attribuer le contrat JEDI à Microsoft remonte à octobre 2019. Cependant, tout ne s’est pas passé comme prévu depuis ce moment précis. Il y avait deux grandes sociétés en lice pour obtenir ce contrat JEDI qui vise à développer les systèmes de cloud computing au sein du Pentagone : Microsoft et Amazon. Après l’annonce du ministère de la Défense et son choix de travailler avec Microsoft, Amazon a vu rouge. Jeff Bezos est convaincu que l’administration Trump et Mark Esper le secrétaire d’État chargé de la défense, ont influencé le Pentagone dans le choix de son fournisseur de cloud computing.

Il faut dire qu’il s’agit d’un contrat à 10 milliards de dollars à côté duquel on ne peut pas se permettre de passer. Le Pentagone vient de réaffirmer sa volonté de travailler avec Microsoft dans le cadre du développement du cloud computing, malgré les protestations d’Amazon. Le géant du retail conteste cette décision depuis  le mois de décembre. Pour Jeff Bezos, Donald Trump aurait joué un rôle direct dans cette affaire en exerçant des « pressions abusives sur le Pentagone », pour empêcher Amazon de remporter le contrat. Il faut dire qu’un conflit de longue date s’est installé entre Bezos et Trump.

Une modernisation qui ne fera pas de mal

Jeff Bezos, également propriétaire du Washington Post, ne se fait pas prier pour sortir régulièrement des rapports agressifs sur l’administration Trump. Une bataille juridique est en cours dans le cadre du contrat JEDI. Cette nouvelle sortie du Pentagone ne mettra probablement pas fin aux protestations d’Amazon, mais elle indique que le ministère de la défense est confiant dans sa décision de donner à Microsoft un rôle de premier plan. Le contrat est pour le moment à l’arrêt sur ordre d’un juge fédéral en charge de l’affaire.

Il est grand temps que le Pentagone se modernise et s’équipe des dernières technologies. Il y a moins de deux ans, une cyberattaque a eu lieu au sein même du bâtiment. Les données personnelles de 30 000 employés avaient été compromises. La faille provenait de l’un des prestataires du département de la défense en charge de gérer une partie des déplacements professionnels des employés du Pentagone. Quelques jours plus tôt, un rapport révélait que l’armée américaine avait de sérieux problèmes de cybersécurité. L’arrivée de Microsoft permettra certainement au Pentagone d’avancer dans le bon sens et d’améliorer ses systèmes de cybersécurité.