Comme annoncé, Elon Musk et son équipe de Neuralink ont présenté dans la nuit du 28 août les dernières avancées de la société. De premières expérimentations sont en cours sur des truies. Gertrude est une jeune truie qui fait partie de ces tests. Elle est équipée de The Link, la première interface cerveau-machine de Neuralink. L’animal s’est vu implanter une puce de 8 millimètres dans le cerveau qui permet d’ores et déjà d’observer son activité cérébrale.

Musk dévoile sa première interface cerveau-machine fonctionnelle

C’était un moment très attendu. La toute première fois que Neuralink présentait un produit fonctionnel depuis l’annonce de ses projets en 2019. Si on devait vulgariser le métier de Neuralink, on pourrait dire qu’il s’agit d’une entreprise qui conçoit et installe des interfaces cerveau-machine (ICM). L’objectif de cette technologie est de renforcer nos capacités cognitives en agissant directement sur notre cerveau. Elon Musk vient de faire la démonstration de sa première interface cerveau-machine, testée sur une truie.

Pour Musk, Neuralink permettra bientôt de sauvegarder ses souvenirs, et potentiellement de les télécharger dans un autre corps ou dans un robot. Le rêve de tous les transhumantes qui se respectent. L’ICM développée par Elon Musk doit également permettre de mieux comprendre les maladies neurologiques, selon Philip Sabes, l’un des fondateurs de l’entreprise. Avec Neuralink, nous pourrons aussi probablement streamer de la musique dans notre cerveau. Lors de cette conférence en direct retransmise sur YouTube, nous avons pu faire la rencontre Gertrude. Une truie équipée d’un implant cérébral depuis deux mois.

L’activité cérébrale de Gertrude est à l’étude depuis deux mois

L’interface cerveau-machine testée sur Gertrude est directement reliée à son museau. Dès que le museau de Gertrude touchait des objets, nous pouvions observer un ensemble de points qui indiquaient que ses neurones fonctionnaient. Il faut savoir que les porcs utilisent leur museau comme un instrument de détection. C’est pour cette raison que Neuralink a décidé de relier son implant cérébral à cette partie de la truie. On vous remet la conférence juste là :

Les plans de Musk ont changé, au départ l’entrepreneur parlait d’un implant microscopique positionné près de l’oreille. Finalement The Link fait quand même 8 millimètres, la taille d’une pièce de monnaie et se trouve dans le crâne du cobaye. L’interface cerveau-machine peut même être couplée à une application pour smartphone via Bluetooth. Une fois de plus, l’objectif de cette démonstration publique était de recruter de nouveaux talents. Les 100 collaborateurs de l’entreprise ont besoin de renfort. Musk aimerait, à terme, employer 10 000 salariés chez Neuralink.

À ce jour, le dispositif d’Elon Musk n’a pas encore été testé sur des humains. Précisons toutefois que Neuralink n’a pas inventé les interfaces cerveau-machine. The Verge rappelle qu’elles existent depuis plusieurs années et que des tests sur l’homme ont même déjà eu lieu en 2006. La révolution annoncée par Neuralink repose notamment dans la conception du dispositif, minuscule et flexible, pour capter l’activité cérébrale. Notons que pour l’instant, le dispositif est limité à la surface du cerveau, il ne pénètre pas dans les régions plus profondes. Mais c’est déjà l’occasion déjà d’observer le mouvement, la vision ou encore l’audition, qui se produisent à la surface du cerveau.