Dans un tweet publié le 26 août, Elon Musk donne rendez-vous aux internautes ce vendredi 28 août 2020 (samedi 29 août 2020 à 00:00 heure française). Lors d’une conférence rediffusée sur internet, Neuralink présentera un « appareil fonctionnel ». La précédente conférence avait eu lieu en juillet 2019, journalistes et scientifiques avaient pu découvrir les ambitions folles de l’entreprise.

Le métier de Neuralink ? Concevoir et installer des interfaces cerveau-machine (ICM). Un rêve pour bon nombre de transhumanistes qui espèrent vivre plus longtemps, et voir disparaitre de nombreuses pathologies neurologiques. En effet, lors de son événement de 2019, Neuralink avait dévoilé plusieurs traitements qui pourraient être rendus possibles grâce à son produit. Il était question de la maladie de Parkinson, de l’épilepsie, des douleurs chroniques, ou encore de la dépression. Également, l’interface cerveau-machine de Neuralink doit permettre de « mieux comprendre les maladies neurologiques », expliquait alors Philip Sabes, un des fondateurs de l’entreprise.

Qu’attendre de la nouvelle conférence de Neuralink ?

Une chose est sûre, Philip Sabes n’interviendra pas. Cet éminent professeur en neuroscience et expert en ICM a quitté Neuralink au mois d’août 2020. Son nouveau poste est cependant très évasif. Il s’occupe des neurosciences et de l’ingénierie dans une « startup de neuroscience » à en croire son profil LinkedIn. À voir si Elon Musk ne nous réserve pas une surprise vendredi soir.

Dans les probabilités élevées, les spectateurs devraient découvrir une nouvelle génération de capteurs. Plus de 12 mois se sont écoulés depuis la présentation la première génération de puces : N1. Son rôle est assez simple dans le fonctionnement de l’ICM. Elle amplifie les signaux récupérés depuis les électrodes, les filtre, puis les traduit en une information numérique qui est transmise à un boitier situé derrière l’oreille du patient. Ainsi, les technologies de fabrication de puces ayant logiquement évoluées dans un an, des puces N2 pourraient être dévoilées. Probablement plus petites, et plus performantes.

Transmission des puces de Neuralink vers le boîtier

Transmission des puces de Neuralink vers le boîtier

Enfin, on nous promet une démonstration d’une ICM fonctionnelle, c’est-à-dire implantée sur une personne. Les possibilités de traitements étant très vastes, il est assez difficile de prédire si nous verrons un ou plusieurs porteurs atteints de maladies différentes, ou communes.

Une nouvelle fois, la science-fiction ne sera que dans les paroles d’Elon Musk, pas dans les faits. L’année dernière, il évoquait la possibilité de créer un « genre d’App Store Neuralink dans le futur » depuis lequel on pourrait activer des fonctionnalités dans notre cerveau. Une nouvelle fois, il sera question de neurologie, de neuroscience, et de neurotechnologies.