En mai dernier, nous apprenions que la Californie prenait la décision de poursuivre Uber et Lyft en justice car elles refusaient de requalifier leur chauffeurs en salariés. Le 12 août dernier, l’État américain a ainsi exigé que les deux entreprises s’exécutent au risque de lourdes sanctions. Mises au pied du mur, ces dernières ont menacé de mettre un terme à leur activité en Californie… et elles envisagent désormais de mettre en place un système de franchise, rapporte le New York Times.

Les deux sociétés refusent que leurs chauffeurs soient salariés

En Californie, la pression à l’encontre de Lyft et Uber ne fait que de s’accroître. Les deux sociétés doivent en effet trouver une solution au plus vite si elles veulent y poursuivre leur activité, mais elles refusent encore et toujours de modifier le statut de leurs chauffeurs. Il semblerait que les deux entreprises soient en train de réfléchir à un système de franchise : elles donneraient ainsi des licences à des exploitants de flottes de véhicules, et ce sont ces derniers qui s’occuperaient de gérer l’activité des chauffeurs.

Concrètement, Uber et Lyft ne seraient plus liés de façon directe avec les chauffeurs et ne seraient donc plus contraints de les salarier. Cette idée de franchise n’est pas totalement nouvelle car par le passé, Uber et Lyft ont déjà eu recours à une telle pratique, et elle est d’actualité pour Uber en Allemagne et en Espagne. Cependant, dans le cas d’Uber, un porte-parole de la firme a déclaré ne pas être certain qu’un tel modèle soit viable en Californie. Ce serait l’une des raisons pour lesquelles la société n’a actuellement signé pour aucune solution.

Du côté de Lyft, la porte-parole Julie Wood, a précisé que l’entreprise avait étudié et envisagé différents modèles alternatifs, mais qu’elle souhaitait tout de même privilégier un système où les chauffeurs resteraient entrepreneurs.

Uber et Lyft envisagent de stopper leurs activités en Californie dès vendredi

L’État californien a donné la deadline du 20 août à Uber et Lyft pour requalifier leurs chauffeurs en salariés, mais les deux sociétés ont fait appel de cette décision et s’obstinent encore à aller à l’encontre de la loi. Elles envisagent ainsi la cessation de leur activité dès vendredi plutôt que de s’y soustraire. John Zimmer, le président de Lyft, a déclaré à ce propos : « Si nos efforts échouent, cela nous obligerait à suspendre les opérations en Californie ».

Aucune issue ne semble se dessiner : alors que la Californie refuse de se plier aux exigences des deux géants du VTC, ces derniers préfèrent cesser leur activité plutôt que de salarier leurs chauffeurs…