Bill de Blasio, le maire de la ville de New York, vient d’annoncer qu’il allait imposer de nouvelles restrictions pour limiter l’usage de la reconnaissance faciale. Une annonce qui intervient après que cette technologie ait été utilisée pour identifier un militant de Black Lives Matter.

New York va limiter l’utilisation de cette technologie d’IA

Le 17 août, Bill de Blasio a déclaré ceci à propos de la reconnaissance faciale :

« Nous devons être très prudents dans notre utilisation de la technologie de reconnaissance faciale, dans un monde où nous avons malheureusement dû faire face à de violents actes de terreur ici à New York, il y a une place pour la reconnaissance faciale mais avec des contrôles et des bilans nécessaires pour s’assurer qu’il n’y ait pas de dérive. Ces normes doivent être réévaluées. C’est quelque chose que je vais faire avec mon équipe et la police de New York ».

La police de New York, le NYPD, a reconnu avoir utilisé la reconnaissance faciale dans la ville de New York pour identifier l’activiste Derrick Ingram, un membre important du mouvement Black Lives Matter. L’homme a utilisé un porte-voix lors d’une manifestation en juin pour hurler à l’oreille d’un officier. La police a tenté de l’arrêter dans la foulée mais ils n’y sont pas parvenus. Ils ont également tenté de mener une descente en vain. C’est uniquement grâce à la reconnaissance faciale qu’ils ont pu le retrouver.

Comment cela se passe-t-il dans le reste du monde ?

Plusieurs grandes villes des États-Unis, dont New York, se posent actuellement la question de l’utilisation de la reconnaissance faciale. Récemment, l’Union Américaine pour les Libertés Civiles reproche aux autorités américaines l’usage pas toujours nécessaire de la reconnaissance faciale dans les aéroports. L’avocate de l’ACLU a indiqué que la plainte avait été déposée car : « les informations importantes sur cette surveillance sont gardées confidentielles, le public n’a pas les éléments nécessaires pour exiger des réponses des acteurs qui l’utilisent. Nous portons plainte pour avoir plus de transparence ».

De son côté, la police de Londres scanne 8 600 visages par semaine mais affiche un taux d’erreur de 86%… En France la CNIL a ouvert le débat sur l’utilisation de la reconnaissance faciale. La Commission nationale de l’informatique et des libertés affirme que « nous devons bâtir un véritable modèle européen, face aux usages parfois débridés ou déraisonnables de la reconnaissance faciale à travers le monde ».