Tandis qu’en 2016 les fake news et ads ont pu avoir de l’influence sur les élections américaines, cette année, les États-Unis semblent bien décidés à lutter contre toute interférence venue de l’étranger. À 100 jours de l’élection présidentielle qui déterminera qui de Trump ou de Biden sera le prochain président américain, le Département d’État américain mise sur la cybersécurité et a annoncé que des récompenses étaient prévues pour les chercheurs qui réussiraient à identifier les auteurs d’attaques venues de l’étranger.

Objectif : miser sur la cybersécurité pour ne pas entraver les élections

Hier, le Département d’État américain a présenté son nouveau projet : récompenser les chercheurs qui sauront apporter leur aide au gouvernement, dans le but d’identifier toute cyberattaque venue de l’étranger à l’occasion des prochaines élections. Le Département précise : « Des adversaires étrangers pourraient utiliser des cyberopérations malveillantes visant les infrastructures électorales, notamment les bases de données d’inscription des électeurs et les machines de vote, afin d’entraver les élections américaines ». C’est donc ces attaques que les chercheurs devront détecter, de la même façon que celles émises à l’encontre des organisations publiques ou encore des organisations politiques, et même des candidats. Ces recherches permettront, une fois la menace identifiée, de poursuivre tout hacker travaillant pour un pays étranger.

Cette organisation survient après que l’ingérence russe ait entaché les élections américaines en 2016. À l’époque, la Russie avait été accusée d’avoir piraté les serveurs du Comité national démocratique et d’avoir publié des informations visant à influencer l’opinion publique en faveur de l’actuel président des États-Unis, Donald Trump.

Une récompense dans le cadre du programme « Rewards for Justice »

La récompense promise pour ces nouvelles élections s’inscrit dans la continuité du programme « Rewards for Justice ». Il s’agira de la troisième récompense offerte par le programme puisque ce dernier a récompensé, en avril, des fonctionnaires de l’État qui avaient identifié des hackers nord-coréens. Ils étaient responsables de plusieurs cyberattaques survenues ces dernières années. En juillet, la deuxième récompense était quant à elle attribuée aux personnes ayant fournies des informations sur des pirates ukrainiens, responsables d’attaques datant de 2016.

Finalement, ce sera donc à l’occasion des élections présidentielles que la troisième récompense du programme pourra être attribuée. Le Département d’État américain a indiqué que la récompense pourrait atteindre 10 millions de dollars étant donné « la menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des États-Unis« .