Le réseau Starlink n’est pas encore lancé officiellement qu’il est déjà victime de son succès. Pour répondre à une demande importante, SpaceX a demandé à la Commission fédérale des communications (FCC) d’augmenter le nombre de terminaux d’utilisateurs autorisés pour le déploiement de son service Internet haut débit.

4 millions de terminaux supplémentaires

Contrairement à d’autres entreprises, l’année 2020 est celle de la réussite pour SpaceX. Après avoir réussi son tout premier vol habité de l’Histoire, la firme d’Elon Musk franchit une nouvelle étape importante pour le déploiement de Starlink. Pour rappel, la société prévoit d’envoyer des milliers de satellites en orbite basse dans le but d’offrir un accès Internet haut débit au monde, et plus particulièrement aux régions les plus reculées.

La constellation compte actuellement plus de 500 satellites, et SpaceX a annoncé que son réseau allait très prochainement être disponible pour les bêta-testeurs américains et canadiens. L’entreprise respecte l’emploi du temps qu’elle s’était fixée : elle annonçait fin 2019 que Starlink arriverait mi-2020 aux États-Unis. La firme a ainsi ouvert les inscriptions sur son site et elle ne s’attendait certainement pas à un tel succès. Après que 700 000 personnes aux États-Unis uniquement se soient enregistrées, SpaceX a demandé à la FCC d’augmenter le nombre de terminaux d’utilisateurs, pour les passer d’1 million à 5 millions. Ces terminaux sont essentiels pour le déploiement d’un réseau de qualité :

« Pour s’assurer que SpaceX est en mesure de répondre à la demande apparente de son service d’accès Internet à haut débit, SpaceX Services demande une augmentation substantielle du nombre d’unités autorisée ».

Un concurrent de taille pointe le bout de son nez

Si Starlink devrait arriver dans le reste du monde en 2021, Elon Musk a spécifié que les personnes prioritaires pour y accéder seraient celles habitant dans des zones isolées où le réseau est de mauvaise qualité.

Starlink ne va pas tarder à faire face à un concurrent de taille. Amazon et son Project Kuiper viennent en effet d’obtenir l’autorisation de la FCC pour le lancement de plus de 3 000 satellites afin d’offrir un accès Internet à la planète entière. Néanmoins, le réseau proposé par SpaceX devrait être disponible bien avant celui de sa rivale, il est donc encore difficile de savoir lequel connaîtra davantage de succès.