Zhizhen Intelligent Network Technology Co. Std. (aussi appelée Xiao-i), une société chinoise spécialisée dans l’Intelligence Artificielle, a intenté une action en justice contre Apple pour non-respect d’un de ses brevets lors de la conception de Siri. La société demande 1.4 milliards de dollars en dommages et intérêts ainsi que l’arrêt de la commercialisation de produits incluant Siri en Chine.

Zhizhen accuse Apple d’avoir violé son brevet dans la conception de Siri

Acquis par Apple en avril 2010 et dévoilé par Steve Jobs lui-même avec l’iPhone 4S en 2011, l’assistant vocal Siri n’est pas au bout de ses peines. Selon Reuters, la société chinoise Zhizhen accuse la firme à la pomme d’avoir enfreint son brevet déposé en 2004, lors de la conception de Siri. La société chinoise qui proclame avoir développé son propre chat-bot Xiao-i depuis 2003, et avoir obtenu l’acceptation du brevet en 2009, réclame 10 milliards de yuans (1.43 milliards de dollars) à Apple en dommages et intérêts.

Mais ce n’est pas tout : si l’action en justice venait à lui être défavorable, la firme de Cupertino pourrait également avoir des difficultés à vendre ses prochains iPhone, iPad et Mac en Chine. En effet, en plus de la somme exigée, Zhizhen demande la firme à la pomme d’arrêter de « fabriquer, utiliser, promettre de vendre, vendre et importer » tout produit qui enfreint le brevet, selon un post sur son profil officiel Linkedin. Apple n’a pour l’instant pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Une affaire qui remontre à près de 10 ans

Cette affaire n’est pour autant pas nouvelle. Zhizhen avait déjà intenté une action en justice contre Apple en 2012, soit un an après l’arrivée de Siri sur les appareils mobiles de la marque à la pomme pour cette même raison. Les deux sociétés s’étaient jusque là affrontées devant les principales instances judiciaires de Chine, notamment pour déterminer la validité du brevet concerné. Au grand désespoir d’Apple, les juges de la Cour Suprême ont déterminé, en Juillet dernier, que le brevet était valide.

Au coeur de cette guerre froide technologique entre la Chine et les États-Unis, ce nouveau revirement dans l’affaire serait-il un moyen pour Beijing de faire pression sur Washington?