Tous les e-commerçants ont comme objectif permanent d’améliorer la visibilité de leur boutique afin d’acquérir toujours plus de parts de marché. Cette quête effrénée vers l’acquisition de clients n’est pas toujours simple et s’accompagne souvent d’efforts non récompensés. Nous allons essayer de vous donner quelques clés pour vous aider à réussir votre « pari visibilité ».

Travaillez votre référencement naturel !

Aujourd’hui, plus de 90% des recherches faites sur internet sont effectuées via le géant américain Google. Afin de drainer une partie de ce trafic vers votre boutique en ligne, il est important de comprendre son fonctionnement. Vous avez probablement déjà remarqué que lorsque vous faites une recherche sur Google, vous avez : deux blocs en haut et un en bas destinés à la publicité (adwords et shopping) et au centre de cela, vous avez les résultats naturels. L’objectif ultime pour le commerçant qui souhaite être visible « gratuitement » est donc de placer son site dans le bloc des résultats organiques. Pour cela, rien de plus simple, il suffit de faire une demande d’indexation des pages et des contenus via la soumission d’un sitemap (fichier comprenant l’arborescence et les contenus de votre site) dans la search console de Google. Une fois les pages indexées, le plus dur commence! En effet, il y’a de très peu de chances que votre site se positionne immédiatement dans les premières pages de Google. Et encore moins au sein des trois premières places des résultats naturels de la première page de Google.

Comme nous l’explique Nicolas Bulcourt qui a travaillé sur l’optimisation SEO de la boutique en ligne Lebonquad : « Apparaître en première page est devenu un objectif majeur pour tous les commerçants qui souhaitent acquérir du trafic sans devoir passer par la case du payant. Ce qu’il faut savoir pour bien comprendre l’urgence d’y figurer, c’est qu’aujourd’hui moins de 10% des personnes vont au-delà de la première page de Google. Etre présent sur cette page ne suffit pas pour drainer un trafic important, il faut également positionner ses mots clés aux 3 premières positions. En effet, ces dernières représentent à elles trois près de 60% des clics des internautes. Le véritable Graal à atteindre étant la première position qui génère en moyenne un peu plus de 30% des clics! »

Pour atteindre ces premières positions, il est important de définir votre environnement concurrentiel : Qui sont mes concurrents? Sont-ils nombreux? Comment se placent-ils sur leur marché? Quels sont les mots clés à forts volumes de mon secteur? etc… Cela va vous permettre déjà de voir si le marché que vous essayez de pénétrer est saturé ou s’il existe des opportunités. Des outils d’analyses comme Semrush ou Ranxplorer pourront vous aider dans votre tâche.

Pour maximiser vos chances d’apparaître aux premières positions, il est crucial de respecter des règles des bases. Ces recommandations découpées en trois grandes parties vous permettront de rendre votre site SEO friendly pour Google et ainsi acquérir du trafic.

La technique : innovation et performance sont les maitres mots !

Avant toute chose, il est indispensable que l’architecture technique de votre boutique soit irréprochable. Pour cela, il faut que le code soit bien construit, simple et lisible pour Google. Vous pouvez utiliser des solutions e-commerce clé en main comme par exemple prestashop / magento ou alors passer par un prestataire qui vous fournira une solution adaptée.

Nomadisation de la société oblige, votre boutique doit disposer impérativement d’une version mobile. En adaptant par exemple votre thème graphique afin de le rendre responsive. A l’heure où près de 38 millions de Français utilisent leur téléphone pour surfer, il est vital pour un e-commerçant de proposer une version adaptée à chaque support de consultation (téléphone, tablette et ordinateur).

Le choix du serveur et de ses performances est très important aussi, il en va du confort de navigation pour vos visiteurs. Cela va influer par exemple sur le temps de chargement des pages. Des pages trop longues à s’ouvrir vont faire fuir irrémédiablement l’internaute et vont faire exploser votre taux de rebond. Un serveur puissant ne suffit pas, il faut également veiller à réduire au maximum le poids de vos pages en vous occupant notamment de la taille des images. Il existe sur Internet des compresseurs en ligne qui vous permettent de gagner de précieux octets. Pour les mieux équipés d’entre vous, Photoshop avec sa fonction d’optimisation des images pour le web est la solution la plus rapide. Pensez aussi à la mise en cache (serveur et navigateur) ainsi qu’à la compression, quelques lignes dans le htaccess peuvent vous permettre de gagner un temps de chargement précieux.

Apportez également une attention toute particulière aux erreurs remontées dans la search console, notamment sur les erreurs http type 404. Google n’aime pas les interruptions de services et encore moins que l’utilisateur ne trouve pas l’information qu’il recherche.
Comme nous le disions au début de cet article, la soumission d’un sitemap (plan de site) à Google est indispensable afin que ce dernier puisse comprendre votre site. Cela permettra à ce dernier d’intégrer un maximum d’URLs à sa base. Pensez à soumettre régulièrement votre fichier, notamment lorsque vous entrez de nouveaux produits au catalogue de votre boutique en ligne.

Faites également très attention à la manière de générer vos URLs. En effet, ces dernières doivent être intelligibles (pas de majuscules, pas de tirets bas, pas ou peu de chiffres …). Une bonne URL ressemblera à cela : http://votredomaine.com/quad-rouge alors qu’une mauvaise à cela http://votredomaine.com/index.php?=8380432

Il existe plus d’une centaine de points techniques, plus ou moins importants à vérifier lorsque vous optimisez la partie « on site » de votre boutique en ligne. Nous n’allons pas tout lister ici, mais sachez que tous ces points n’ont pas la même importance pour Google.

La sémantique : bâtissez une stratégie de contenus efficace !

C’est avant toute chose le contenu que vous proposez aux visiteurs et l’intérêt qu’il suscitera chez ces derniers qui favoriseront la conversion.

Lors de l’élaboration de votre boutique, prenez tout d’abord du temps pour construire une arborescence logique, bien pensée et surtout construite sous forme de silo autour d’un cocon sémantique. Surtout si votre site comporte des produits hétéroclites et aux univers différents. Le cloisonnement et le maillage interne vont permettre à Google de bien comprendre le sujet et d’y apporter de l’importance.

Vos différents contenus doivent être suffisamment longs, très riches et surtout contenir les mots clés que vous visez sans oublier les cooccurrences. Cet assemblage linguistique constitué par exemple de synonymes permettra d’enrichir votre article et de participer à la construction du champ lexical. Ici encore, utilisez des outils d’analyse sémantique comme 1.fr ou seoquantum afin de vous aider pour bâtir le texte parfait. Plus votre article sera long et fourni en terme sémantique, plus vous allez favoriser le phénomène de longue traine. Elle se caractérise par le positionnement sur des expressions peu populaires (à la différence de mots clés à fort volume) rarement tapées ou utilisées et contenant plusieurs mots. Aujourd’hui 80% des recherches Google se font sur des expressions de longue traine. C’est pourquoi il est quelques fois plus rentable d’axer ses efforts sur cette dernière plutôt que de s’épuiser sur des mots clés inatteignables.

Toujours dans une logique de cocon, pensez également à enrichir votre texte de liens internes pointant vers des produits complémentaires ou similaires ou vers des pages supérieures ou inférieures présentent dans votre silo. Par exemple, vers un article de type tutoriel qui explique comment changer sa chambre à air (lorsque vous êtes sur la page produit d’une chambre à air). Cela va aider le moteur de recherche à bien comprendre le sujet de votre contenu et ainsi lui donner plus de poids dans son algorithme de classement. Il ne faut pas perdre de vue que l’objectif de Google est d’offrir au visiteur le lien qui lui permettra de répondre tout de suite à ses attentes sans devoir faire plusieurs sites. En procédant ainsi vous maximisez vos chances de satisfaire votre client et par rebond Google. Le maillage interne est très important surtout quand il est finement réalisé.

Pour faire vos liens internes, utilisez comme ancre des mots clés sur lesquels vous voulez positionner vos pages. Toutefois attention à la sur-optimisation qui arrive plus rapidement que l’on ne le croit. A titre d’information, sachez que c’est l’ancre du premier lien qui transmettra le jus et l’autorité à la page. En d’autres termes, il est inutile de faire plusieurs liens vers la même page avec d’autres ancres, car seul le premier sera utilisé par Google. Il arrive très régulièrement que les liens soient déjà présents dans le menu, ce qui fait que ceux optimisés au sein du texte perdent tout leur pouvoir SEO. On retrouve notamment ce problème sur les mégas menus des sites e-commerces. Ils proposent des milliers de liens avant celui du contenu mais surtout brouille l’ensemble sémantique de la page avec des mots n’ayant aucun rapport avec le champ lexical de la fiche produit. Il y’a quelques années, on utilisait l’attribut no follow pour faire du pagerank sculpting et ainsi répartir le jus à sa convenance. Depuis Google à modifier sa manière de traiter le nofollow rendant ainsi inopérant cette technique. Pour contourner cela, il existe des solutions comme le cloacking ou l’obfuscation, mais ces manœuvres sont clairement « black hat » et enfreignent les guidelines de Google.

Pour en revenir à la rédaction du contenu, nous vous encourageons à prendre du temps sur la mise en page. En effet, respectez bien le balisage html (H1,H2,H3,…) pour aérer et donner du sens à votre texte. Ces balises servent à hiérarchiser votre contenu efficacement. La balise H1 correspond à votre titre, il n’y a donc qu’une balise H1. Suivent ensuite la balise H2 jusqu’à la balise H6, du plus important au moins important. Il peut y avoir ici plusieurs H2 ou plusieurs H3 selon les besoins. Cela permet notamment aux robots de Google de bien comprendre l’architecture de votre article. Profitez-en aussi pour mettre en gras les expressions importantes ou encore utilisez les listes à puces pour aérer votre texte.

Nous vous invitons également à ajouter du contenu « hors texte » comme par exemple des vidéos ou des images. Essayez autant que possible de diversifier les médias sur votre fiche tout en gardant à l’esprit que si vous le faites, c’est que cela est utile à l’internaute. Mettez donc le visiteur au coeur de votre stratégie de contenu. Ce qui plaira aux visiteurs plaira forcément à Google. N’oubliez pas que ce dernier dispose de tous les indicateurs de performances de vos pages (disponible en partie pour vous via Google Analytics). Il sait donc ce qui plaît et ce qui ne plaît pas.

Une fois votre fiche produit ou votre article terminés, pensez à remplir les méta-données composées de la méta-title et de la méta-description. En termes de référencement la balise H1 a autant de poids que la balise title. Profitez donc de cette dernière pour élargir les possibilités d’acquisition de mots-clés en écrivant une balise title différente de la balise H1. Restez néanmoins cohérent, ces deux balises doivent décrire exactement le même produit mais en utilisant d’autres mots. il faut ici être concis et efficace, vous avez en effet droit à seulement 60 caractères (600px) pour écrire la méta-title. Au-delà, votre texte sera tronqué.

La méta-description n’est pas à négliger! Inutile en référencement brut, elle vous servira surtout à augmenter votre CTR (taux de clic). En effet, une méta description bien écrite et engageante vous permettra quelques fois de vous démarquer pour obtenir le clic au détriment d’un autre site mieux positionné. Vous pouvez suivre l’évolution de votre CTR dans Google Analytics. Vous avez ici plus de place (155 caractères) pour vendre votre produit et susciter le clic. Soyez ingénieux et innovant! Place aux créatifs!

L’autorité : quand le netlinking vous apporte du trafic et de la popularité!

L’un des critères principaux pour permettre le classement d’une page dépend de la popularité de ladite page ou du site internet dans sa globalité. Afin de déterminer cette popularité, Google analyse notamment le nombre et la qualité des liens externes que ces derniers reçoivent. Plus les domaines référents sont nombreux et qualitatifs, plus le site se classera haut dans les résultats de recherche. C’est ce que l’on appelle le Page Rank de Google, c’est le principe de base du fonctionnement du moteur de recherche de la firme américaine. Longtemps visible dans la toolbar du navigateur (indicateur de 1 à 10), elle a officiellement disparu depuis 2016 mais reste officieusement utilisée par Google.

Le principe est très simple, vous obtenez un lien d’un site A qui dispose d’une haute autorité (exemple : yahoo), vous allez récupérer de la confiance et de l’autorité par ce que l’on appelle vulgairement le « jus ». En effet, pour Google, si vous obtenez un lien d’un site « important » c’est que vous avez, vous aussi de l’importance. C’est comme une forme de recommandation si l’on transpose cela dans le domaine du travail ou une intégration dans le domaine social. Plus vous obtenez de «liens intéressants», plus vos positions dans le classement de Google évoluent favorablement.

Il faut de la qualité et de l’autorité des sites qui vous lient, mais également de la quantité. Il vaut mieux avoir mille sites qui vous font un lien qu’un seul qui vous en fait mille. L’idéal étant d’avoir beaucoup de liens différents pour augmenter votre base de domaines référents, tout en privilégiant les sites avec des métriques intéressantes.

Une nouvelle variable en rapport avec l’univers thématique des sites qui vous lient est récemment apparue. Il s’avère que les liens que vous obtenez doivent provenir en priorité de sites gravitant plus ou moins dans la même thématique que la vôtre. Si vous avez un site sur la moto, il faut que les liens que vous recevez proviennent en majorité de sites de la même thématique (auto-moto).

À la disparition de l’indicateur de Google, d’autres éditeurs ont essayé de mettre des chiffres et des valeurs pour classifier l’importance des sites. On notera par exemple le trust flow et le citation flow de Majestic, le classement d’Alexa ou encore le Domaine Authority de Moz. S’ajoute aujourd’hui à cela, un topical trust flow se basant sur les catégories de l’ancien annuaire DMOZ.
Mais comment obtenir de bons liens pour améliorer mon référencement me direz-vous. Il y à quelques années, l’achat massif de liens ou l’inscription à des centaines d’annuaires plus ou moins douteux permettait d’obtenir de bons résultats. Depuis l’apparition de Google Pingouin, la chasse aux backlinks artificiels a été lancée et beaucoup de sites ont souffert de pénalité algorithmique. Dégradés dans les résultats de recherche, certains ne s’en sont jamais remis.
Aujourd’hui, il existe plusieurs méthodes pour obtenir du lien de qualité et parfaitement thématisé. Pour Google, l’acquisition de liens doit se faire naturellement. Par exemple en créant un contenu intéressant ou une infographie pertinente. Cette technique s’appelle le link baiting (appât à liens) et elle est la technique de netlinking recommandée par Google. Par ce fait, les liens obtenus proviennent de sites connexes et qui reconnaissent votre expertise.

Mais soyons honnêtes, il est chronophage et compliqué d’améliorer rapidement son profil de lien avec cette technique. C’est pour cela que se sont développés d’autres moyens d’acquisition de liens. La plus répandue est l’achat de liens sur des plateformes de mise en relation entre des éditeurs et des annonceurs. Cette technique est très risquée si mal maitrisée, car le caractère artificiel peut vite sauter aux yeux si la personne qui s’en occupe n’est pas experte. Cela reste une technique black hat, tout comme la mise en place de PNB (Private Blog Network). Cette dernière technique SEO consiste à créer un réseau de sites qui sont tous reliés au « money site ». Cela est censé aider le site principal à améliorer son classement dans les résultats de recherche.

Il existe aussi une solution qui peut être intéressante pour gagner un peu de temps, c’est d’acheter un domaine expiré dans votre thématique pour bénéficier de son profil de liens déjà construit. Méfiez-vous cependant de certains domaines qui semblent être de très bonnes affaires, mais s’avèrent être pénalisés par Google.

Si vous respectez les quelques règles édictées dans cet article, et à force d’efforts, de temps et de patience, vous devriez obtenir des résultats.

N’oubliez jamais que la première place sur Google n’est pas l’assurance d’augmenter votre chiffre d’affaires mais seulement de vous apporter du trafic qualifié. Une fois sur votre site, c’est à vous de convertir ce « visiteur, » avec notamment l’arsenal commercial dont vous disposez, en potentiel « client ».