C’est ce mercredi 29 juillet 2020 que les PDG de Google, Amazon, Facebook et Apple vont être entendus dans le cadre de l’enquête antitrust lancée par le ministère américain de la Justice à leur encontre. Sur le site de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, il est déjà possible de trouver les discours d’ouverture qui seront prononcés par chacun d’entre eux ; grâce à ces derniers, on peut discerner les grandes lignes de la stratégie de défense que chaque PDG adoptera. Pour Tim Cook, il s’agira notamment de s’appuyer sur la concurrence existant entre Apple, Google et Huawei dans le domaine des smartphones.

Le discours d’ouverture de Tim Cook pour défendre Apple

Pour défendre Apple face à la sous-commission antitrust de la Chambre des représentants, Tim Cook argumentera sur « la concurrence féroce » avec ses rivaux sur le marché des smartphones. Dans son discours d’ouverture, le PDG cite par exemple Samsung, LG, Huawei ou encore Google, les qualifiant d’entreprises « très performantes offrant différentes approches« . Pour appuyer son propos ainsi que la position de son entreprise face à ses concurrents, il précise : « Apple n’a de part de marché dominante sur aucun des marchés où nous faisons affaire« .

Concernant son App Store, dont les pratiques ont été dénoncées par le PDG de Microsoft mais aussi par Spotify, Epic Games, Match Group ou encore Netflix et Rakuten, Tim Cook compte revenir sur les origines du service et des raisons pour lesquelles Apple garde un contrôle sur les applications qui sont autorisées ou non à intégrer celui-ci. Il précise par ailleurs que 1,7 millions d’app sont aujourd’hui disponibles sur l’App Store et que seulement 60 d’entre elles ont été développées par Apple.

Enfin, le PDG d’Apple devra également défendre la taxe de 30% appliquée aux développeurs qui souhaitent mettre leurs applications en ligne sur l’App Store. Sur ce point, sa stratégie paraît claire puisqu’il explique dans son discours d’ouverture : « Les commissions d’Apple sont comparables ou inférieures aux commissions facturées par la majorité de nos concurrents. Et elles sont largement inférieures aux 50 à 70 % que les développeurs de logiciels payaient pour distribuer leur travail avant que nous lancions l’App Store ».

Enfin, Tim Cook s’appuiera également sur les emplois que l’écosystème de son entreprise a permis de créer aux États-Unis en arguant que « plus de 1,9 million d’emplois américains dans les 50 États sont attribuables à Apple« .

Les lignes de défense de Facebook, Amazon et Google

Lors de cette audience historique, Mark Zuckerberg sera également entendu pour défendre les intérêts de Facebook. Le PDG, dont le discours d’ouverture a également été rendu public, misera notamment sur l’aspect patriotique de son entreprise et touchera la corde sensible de la menace présentée par l’essor des applications chinoises.

Jeff Bezos, PDG d’Amazon, devra également se prêter à l’exercice. Sa stratégie de défense consistera, en grande partie, à vanter les bénéfices que l’entreprise apporte aux États-Unis, tout en mettant en avant son attachement à garantir un service optimal à ses clients. Enfin, pour Sundar Pichai qui est également appelé à témoigner, il s’agira de démontrer que Google fait face à une large concurrence dans chacun de ses domaines d’expertise, qu’il s’agisse par exemple du marché publicitaire ou du secteur du search.