Après avoir banni TikTok, au côté de 59 applications chinoises le mois dernier, 47 autres apps viennent d’être bloquées sur le sol indien. La défiance envers la Chine se fait de plus en plus ressentir à travers le monde et l’Inde n’y échappe pas.

Le mois dernier on retrouvait des applications chinoises comme WeChat, UC Browser ou TikTok, bannies en Inde. Le pays continue à faire du ménage, avec près de 50 logiciels interdits dans le second pays le plus peuplé du monde. Selon The Economic Times, l’Inde ne devrait pas s’arrêter là et serait en train de vérifier plus de 275 applications. On retrouve notamment PUBG Mobile, Ali Express ou encore le service de streaming Resso Music. Selon un responsable, interrogé par le The Economic Times : « Le gouvernement peut interdire toute, certaines ou aucune application de la liste. » Un discours loin d'être rassurant pour les sociétés qui se trouvent sur cette fameuse liste.

Dans la même catégorie

Ce qui fait le malheur des uns fait le bonheur des autres. De nombreuses startups sont apparues du jour au lendemain pour combler ce vide d’application. Le concurrent de TikTok, Roposo, se targue ainsi d’avoir récolté plusieurs millions d’utilisateurs sur le seul mois de juillet. Mais ces bannissements d’applications chinoises font aussi les affaires de Facebook. Le réseau social a vu une augmentation de 30% d’interaction sur sa plateforme depuis quelques semaines. Le groupe a même décidé d'y exporter ses Reels - un format similaire aux contenus que l'on peut créer sur TikTok - avant même son lancement aux États-Unis.

Cette défiance envers les entreprises chinoises fait mal, car l’Inde représente le pays avec le plus de nouveaux utilisateurs à conquérir dans le monde. C’est aujourd’hui ou jamais qu’il faut s’imposer pour résister dans le temps. Malheureusement pour les sociétés chinoises, il semble que leur pays d’origine soit un frein certain à leur développement en Inde. Outre les tensions opposant les deux pays, un changement dans la politique en matière de récolte des données en Chine pourrait, peut-être, jouer en leur faveur.