En juin 2020, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, aurait clairement exprimé son intention de licencier les employés qui « intimideraient » leurs collègues, rapporte Buzzfeed News. Cette menace serait la conséquence directe d’un climat particulièrement tendu au sein des bureaux du géant des réseaux sociaux suite aux protestations d’un certain nombre d’employés contre la politique de modération de contenu de l’entreprise.

Un climat tendu chez Facebook

Le 28 mai 2020, en réponse aux émeutes liées à la mort de George Floyd, Donald Trump menaçait sur Facebook et Twitter : “quand le pillage commence, la fusillade ». La firme a l’oiseau bleu a rapidement réagit en apposant le tag « glorification de la violence » sous ce tweet. De son côté, Facebook a pris une position bien différente en laissant le post en l’état. Une décision controversée à laquelle Mark Zuckerberg a répondu en affirmant que la politique de son entreprise autorise bel et bien la discussion autour de l’utilisation de la force par l’État. Plus encore, le PDG de Facebook a estimé que les américains doivent savoir si le gouvernement prévoit de déployer la force.

Des explications qui n’ont pas suffit à convaincre diverses associations américaines défendant les droits civils aux États-Unis, qui ont lancé le mouvement Stop Hate for Profit appelant les entreprises à ne pas diffuser de publicités sur les réseaux sociaux durant un mois. De leur côté, certains employés de Facebook se sont également élevés contre cette politique de modération controversée en organisant une manifestation virtuelle. Depuis, les relations entre les employés du géant des réseaux sociaux seraient particulièrement tendues : tandis que les uns prennent position pour la firme, d’autres s’indignent. Les débats seraient alors houleux.

Mark Zuckerberg veut remettre de l’ordre dans ses rangs

C’est lors d’une session de questions-réponses qui s’est déroulée en interne chez Facebook le 11 juin 2020, que Mark Zuckerberg aurait fait part de ses inquiétudes quant à cette situation : « J’ai été très inquiet du niveau d’irrespect que beaucoup de personnes en interne se dirigent les unes envers les autres dans le cadre de ces débats (ndlr : autour de la politique de modération de Facebook) ». Plus tard, le PDG de Facebook aurait menacé : « Si vous intimidez vos collègues pour qu’ils prennent position sur quelque chose, alors nous vous virerons« . Une mise en garde rapidement exécutée puisqu‘à la suite de cette réunion en interne, au moins un employé a été congédié et l’a fait savoir sur Twitter :

« Aujourd’hui était mon dernier jour chez Facebook. Par souci de transparence, j’ai été licencié pour avoir dénoncé l’inaction d’un employé sur Twitter. Je maintiens ce que j’ai dit. Ils ne m’ont pas donné la chance de démissionner ».