Au mois de juillet 2019, le ministère américain de la Justice lançait officiellement une enquête antitrust à l’encontre des GAFA. C’est dans le cadre de cette affaire que Brad Smith, président et directeur juridique de Microsoft, a été appelé à témoigner il y a plusieurs semaines. Il en aurait profité pour faire part de ses inquiétudes concernant en particulier Apple qui, selon lui, a recours à des pratiques anticoncurrentielles avec son App Store, rapporte TheInformation.

Brad Smith s’en prend à l’App Store

Dans le cadre de l’enquête menée à l’encontre des GAFA aux États-Unis, Tim Cook (PDG d’Apple), Jeff Bezos (PDG d’Amazon), Marck Zuckerberg (PDG de Facebook) et Sundar Pichai (PDG d’Alphabet, maison-mère de Google) vont être questionnés et entendus par le comité antitrust du Congrès américain dès lundi prochain, afin de fournir des explications sur les pratiques commerciales de leurs entreprises.

Toutefois, les législateurs américains n’ont pas attendu pour commencer à recueillir des témoignages. C’est ainsi que Brad Smith a été interrogé. Durant son entretien, le président et directeur juridique de Microsoft, se serait particulièrement attardé sur le cas d’Apple et de son App Store, selon les informations de sources proches de l’affaire.

Smith se serait notamment élevé contre le processus d’approbation des applications qu’il jugerait “arbitraire, contre la taxe de 30% qu’Apple s’octroie sur les revenus des développeurs, ainsi que sur l’obligation pour les développeurs d’utiliser le système d’achat intégré aux applications d’Apple.

Un témoignage qui n’arrange pas les affaires d’Apple

Ce témoignage rejoint celui de plusieurs autres grandes entreprises : Netflix, Rakuten, Epic Games ou encore Match Group, l’éditeur de Tinder, s’étaient déjà insurgés contre la taxe prélevée par Apple, qu’ils jugent trop élevée. Spotify est même allé jusqu’à porter plainte auprès des autorités de la concurrence de l’Union européenne, ce qui a mené à l’ouverture d’une enquête antitrust visant Apple sur le territoire européen.

À l’annonce de l’ouverture de cette enquête, Apple avait jugé “décevant que la Commission européenne avance des plaintes sans fondement de la part d’une poignée d’entreprises qui veulent simplement un cadeau, et ne veulent pas jouer selon les mêmes règles que tout le monde”.

Avec ce nouveau témoignage apporté par Brad Smith, l’étau se resserre pour Apple. Tim Cook, qui sera interrogé le 27 juillet prochain par le comité antitrust du Congrès américain, devra se montrer convainquant pour sortir son entreprise de cette affaire.