LinkedIn a annoncé le 20 juillet devoir se déparer de 960 employés à travers le monde, soit 6% de sa main d’œuvre. La crise touchant de nombreuses entreprises, les conséquences pour le réseau social dédié aux professionnels semblent directes et sans appel.

À travers le monde, des entreprises ont mis la clé sous la porte, ont arrêté de recruter, ou réduit leurs offres à pourvoir. LinkedIn étant un outil incontournable pour les recruteurs, la baisse de la demande de ses produits de diffusion et promotion d’offres d’emploi fait mal. Il s’agit de la source principale de revenus pour la plateforme. Même si le réseau social opère sous pavillon Microsoft depuis 2016, les pertes semblent suffisamment risquées pour qu’il doive se séparer d’une partie de ses effectifs.

Les secteurs de LinkedIn qui vont être les plus durement touchés par les licenciements sont d’abord les ventes, et ceux dédiés aux recrutements. « LinkedIn n’est pas immunisé contre les effets de la pandémie mondiale […] Je veux que vous sachiez que ce sont les seuls licenciements que nous prévoyons », a expliqué Ryan Roslansky, PDG de l’entreprise dans le communiqué.

Le patron précise également que LinkedIn offrira au minimum 10 semaines d’indemnités de licenciement. De plus, les employés basés aux États-Unis bénéficieront d’une assurance maladie d’un an, et les personnes licenciées seront privilégiées pour les prochaines création de poste.

Dans le paysage des réseaux sociaux, LinkedIn fait tâche. Cependant, ses utilisateurs sont tous des professionnels qui viennent parler de leur travail, ou chercher de nouvelles opportunités, contrairement à des plateformes comme TikTok, Instagram, ou Twitter. Son modèle s’étant également rendu dépendant de ses outils loués au recruteur, les répercutions de la crise étaient difficilement évitables.

Reste à voir si cette passe sera bénéfiques pour l’inciter à travailler d’autres leviers.