C’est acté depuis ce 8 juillet, le groupe La Poste est actionnaire majoritaire de la start-up Nouveal e-santé, spécialisée dans la numérisation du parcours médical et les solutions de suivi des soins, depuis l’entrée d’un patient à l’hôpital, jusqu’à son contrôle post hospitalier. Cette acquisition, explique l’Usine Digitale, permet à La Poste de se conforter dans son rôle de tiers de confiance sur le secteur de la santé à domicile et de la télésurveillance médicale. Un marché porteur, mais qui débute, notent nos confrères, avec un chiffre d’affaires estimé à 155 millions euros.

Les ambitions e-Santé de La Poste sous l’égide de Docaposte

Dans les faits, c’est Docaposte, la filiale de La Poste spécialisée dans les affaires numériques, qui permet au groupe d’étendre ses ailes sur l’e-Santé. Comme nous l’a précisé Alexandre Falzon, CEO de Nouveal, suite à la publication de cet article, La Poste Silver (LPS) s’est néanmoins chargé de mener à bien cette entrée majoritaire au capital de la start-up. Une acquisition qui n’est d’ailleurs qu’une étape parmi d’autres déjà passées par le groupe ces dernières années. Il y a 3 ans, en juin 2017, La Poste signait par exemple un partenariat avec le groupe Tactio, spécialiste canadien de la télésurveillance médicale. En novembre dernier, le groupe rachetait en outre Icanopée, éditeur spécialisé dans l’exploitation du DMP (Dossier médical partagé). Un rachat d’importance pour La Poste, qui est désormais le premier hébergeur des Dossiers pharmaceutiques (DP) en France.

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Lyonnaise, la start-up Nouveal e-santé profite pour sa part d’une liste copieuse de clients, avec une numérisation du parcours des patients réalisés auprès de 350 établissements de santé. La société est par ailleurs partenaire de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ou encore de Ramsay Santé. De gros dossiers dont la Poste devrait pouvoir tirer parti pour accroître son influence sur le suivi des soins.

Nouveal e-santé s’est aussi illustré durant l’émergence du COVID-19 en France, au travers de son application Covidom. Développé en partenariat avec AP-HP et lancé en mars dernier, ce service aura permis le suivi à domicile de près de 70 000 patients suspectés d’avoir contracté le virus.