Les mesures de confinement ont entraîné des annulations à la chaîne. Peut-être avez-vous été confronté à ce genre de problème ? Un vol annulé, un événement annulé, le renouvellement d’un contrat contre votre gré… DoNotPay est une sorte “d’avocat robotisé” qui défend vos droits dans ce genre de situation. Depuis le début de la crise du Covid-19, l’utilisation de ce service a explosé.

DoNotPay : l’IA qui défend vos droits sur le web

Josh Browder est le jeune britannique à l’origine de DoNotPay. Basée à San Francisco, l’entreprise a connu un véritable pic d’activité depuis quelques mois. Ce service automatisé s’appuie sur l’intelligence artificielle pour défendre les droits des consommateurs. DoNotPay est alimenté par un algorithme qui puise dans les décisions de justice en faveur des consommateurs pour générer des réponses automatiques et éviter aux internautes de se battre contre le système pour rien. Dans le même registre, on se souvient de CaseCruncher, une IA robot qui avait affronté une centaine d’avocats lors d’un concours.

DoNotPay est une plateforme qui aide les consommateurs à se lancer dans des démarches juridiques suite à un litige sur le web. En 2016, DoNotPay avait déjà fait la une des médias pour avoir retiré 160 000 contraventions de stationnement. Avec cet avocat robot, vous pourrez récupérer l’argent d’un vol annulé, réclamer des indemnités, annuler votre adhésion à tel ou tel service, demander des prestations, etc. Pour DoNotPay, la demande a augmenté de 50% depuis le début de la pandémie. Certaines catégories ont même atteint des sommets. Josh Browder affirme que :

“Les gens ont désespérément besoin d’être remboursés par les compagnies aériennes. Certaines autres catégories de litiges, comme l’annulation des abonnements aux salles de sport, ont augmenté de près de 30 fois”.

Un problème doit toucher 25 millions de personnes pour justifier le développement d’un bot

Une croissance qui s’accompagne d’une toute récente levée de fonds de 12 millions d’euros aux côtés de Coatue Management, une société d’investissement basée à New York qui a déjà accompagné des grands noms comme Uber, Lyft, ou encore Snapchat. Josh Browder estime que cet investissement devrait lui permettre de mieux recruter et de trouver les bonnes personnes. C’est bien dans les ressources humaines que DoNotPay va consacrer la plus grande partie de ses nouveaux fonds car l’entreprise ne compte pour le moment que huit employés. Browder explique que :

“Nous recrutons de nouveaux ingénieurs qui devront produire et imaginer de nouveaux robots juridiques. Nous voyons les choses de manière très mathématique : un ingénieur peut produire X robots. Nous avons une liste de 50 nouveaux produits que nous voulons construire, nous voulons juste continuer à les fabriquer. Cet investissement va nous faire beaucoup de bien”.

En cinq ans, DoNotPay a déjà développé 100 robots, qui travaillent sur six grandes catégories de litiges. Selon le fondateur de ce service :

“J’estime qu’un problème doit toucher plus de 25 millions de personnes pour justifier la création d’un robot. Nous voulons faire des choses qui ont vraiment un impact sur tout le monde, et tout le monde a déjà été retardé par un vol, tout le monde veut annuler son abonnement à la salle de sport. Nous ne traitons que les problèmes les plus courants”.