Le Japon est très fier que l’une de ses entreprises nationales soit à l’origine de cet exploit. Fujitsu vient de dévoiler l’ordinateur le plus puissant du monde, baptisé Fugaku 415-PFLOPS. Un supercalculateur qui s’appuie sur des processeurs ARM et qui, selon The Register, vient détrôner le 148-PFLOPS basé d’IBM.

Le Fugaku 415-PFLOPS fait la fierté du Japon

Le Japon, pays ayant la réputation d’être toujours en avance technologiquement parlant, repasse devant les États-Unis. C’est très symbolique et croyez-moi, cela ne passera pas inaperçu dans le monde de la tech. En août 2019, la NASA inaugurait également un supercalculateur de ce genre, bien moins puissant. De son côté, Fujitsu a fabriqué l’ordinateur le plus puissant du monde connu du grand public. Un supercalculateur basé sur des processeurs ARM, les mêmes puces qui équiperont la prochaine génération des Mac.

Le Fugaku 415-PFLOPS peut exécuter des calculs avec une performance théorique maximale de 513 pétaflops (FLoating point Operations Per Second, soit opérations en virgule flottante par seconde) soit 513 quadrillions de calculs mathématiques par seconde. Il dispose de 7,3 millions de cœurs de processeur de 64 bits, cadencés à 2,2 GHz, intégrés dans 152 064 processeurs A64FX. Un supercalculateur avec 48 cœurs compatibles avec la technologie ARM de Fujitsu.

Les processeurs ARM offrent de nombreux avantages

Cette machine de guerre fonctionne sous Red Hat Enterprise Linux. Le 415-PFLOPS est une commande de l’institut scientifique japonais Riken. Il sera utilisé par des chercheurs dès 2021 au Japon. Il sera vraisemblablement utilisé pour étudier toutes sortes de choses, notamment des traitements contre les coronavirus, l’évolution des tremblements de terre, permettre de créer de nouveaux médicaments, ou encore travailler sur les lois fondamentales de l’univers physique. Sa première utilisation permettra d’approfondir nos connaissances sur le Covid-19.

La technologie ARM n’a pas été choisie au hasard sur ce 415-PFLOPS. Depuis 2016, l’institut scientifique japonais Riken ne travaille plus qu’avec ces processeurs. L’architecture ARM est préférée des spécialistes de l’informatique en raison de sa flexibilité inégalable. Ces puces permettent également une économie d’énergie certaine. Cette prouesse montre bien que les processeurs ARM peuvent servir à tout, et qu’ils ne sont pas seulement utiles aux seuls équipements mobiles. Si Apple fait aussi ce choix c’est notamment parce que les nouveaux processeurs ARM doivent offrir un meilleur rendement énergétique.