Le Partenariat mondial pour l’IA (PMIA) est une initiative franco-canadienne. Avec treize autres pays, ce consortium veillera à fournir un cadre pour guider le développement et l’utilisation responsables de l’IA, dans un esprit de respect des droits de la personne, d’inclusion, de diversité, d’innovation et de croissance économique.

Lancement du Partenariat mondial pour l’IA

Parmi les quinze pays qui composent ce Partenariat mondial pour l’IA, nous retrouvons la France, le Canada, les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, la Slovénie, l’Union européenne, l’Australie, la Corée du Sud, l’Inde, le Japon, le Mexique, la Nouvelle-Zélande et Singapour. Ensemble, ils réfléchiront à l’avenir de l’intelligence artificielle et à la place que cette technologie doit occuper dans nos sociétés.

Nous savions déjà depuis un petit moment que l’Union européenne voulait créer un écosystème de confiance. Un cadre pour réguler l’intelligence artificielle. En février 2020, la Commission dévoilait sa stratégie en matière d’IA. Voyant de plus en plus d’États, comme la Chine ou les États-Unis miser sur l’intelligence artificielle, l’Union Européenne est bien décidée à en profiter également. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, déclarait à l’époque qu’elle voulait une IA plus performante en matière de cybersécurité, pour placer la vie privée des citoyens au premier plan.

L’utilisation de l’intelligence artificielle est souvent critiquée. On peut notamment citer Rekognition, la technologie d’Amazon, les différents biais liés à son utilisation ou encore son inefficacité comme dans plusieurs situations à Londres. L’UE aimerait aller encore plus loin et permettre à tous ses citoyens de bénéficier d’un droit de regard sur leurs données. Notamment celles qui ont été obtenues via la reconnaissance faciale.

Quatre thématiques seront à l’ordre du jour

Ce Partenariat mondial pour l’IA est également porté par l’OCDE, l’Unesco et deux centres de recherche à Paris et Montréal. Si la France et le Canada en sont à l’origine, ils précisent que d’autres pays pourront se joindre à ce consortium au fil des années pour contribuer au bon développement de l’intelligence artificielle. Il y aura quatre grandes thématiques de travail sur lesquelles travailleront les membres de ce consortium :

  • L’utilisation responsable de l’IA
  • La gouvernance des données
  • L’avenir du travail et l’innovation
  • La commercialisation de l’IA

C’est assez logiquement que le Partenariat mondial pour l’IA commencera par travailler sur l’impact de l’intelligence artificielle sur la crise du Covid-19. L’objectif étant de comprendre comment cette technologie pourrait nous permettre de gagner du temps en cas de deuxième vague ou d’une nouvelle épidémie. La première grande réunion du PMIA aura lieu en décembre 2020, au Canada. Selon Cédric O :

« Le PMIA incarne un bel élan collectif transnational que la France est fière d’avoir initié avec le Canada. Le projet conjugue la confiance envers l’apport de l’IA pour répondre aux grands enjeux de la planète, avec la volonté de guider et d’encadrer les usages technologiques en cohérence avec nos valeurs ».