Nouvelle affaire de censure impliquant Apple en Chine. C’est via un tweet que Pocket Casts, une plateforme de podcast, a annoncé, le 11 juin, que son application avait été supprimée de l’App store chinois. Ce n’est pas la première application de podcast victime de la censure chinoise récemment,  Castro avait subi le même sort quelques jours auparavant.

Une décision de l’Administration chinoise du cyberespace

« Nous croyons que le podcasting est et doit rester un média ouvert, libre de toute censure gouvernementale. Nous ne censurerons donc pas le contenu des podcasts à la demande ». C’est par ces mots que Podcast Casts a informé ses abonnés Twitter de sa disparition de l’App Store chinois. Elle était classée deuxième plateforme la plus importante dans le domaine en Chine, en juin.

Selon The Verge, deux jours après avoir été informée par Apple l’application a été supprimée. La Chine était considérée comme un marché porteur par Pocket Casts, son septième le plus important et en pleine croissance.

Apple n’aurait pas donné de précision à l’équipe de Pocket Casts sur les contenus qui ont motivé cette décision. La marque à la pomme lui aurait suggéré de se tourner vers l’administration du cyberespace chinois à l’origine de la censure. Joint par Techcrunch le porte-parole de Pocket Casts ne peut qu’émettre des hypothèses, « Nous avons supposé que ce qu'ils voulaient que nous supprimions était des podcasts spécifiques, et peut-être une partie du contenu de Black Lives Matter que nous avions posté ».

C’est aussi une réponse, peu précise, qu’aurait reçue Castro, une autre application de podcast supprimée de l’App Store quelques jours avant Pocket Casts. Pour Castro la Chine représentait 10% de sa base d'utilisateurs non-abonnés.

Apple et la censure en Chine, une histoire qui dure

Ce n’est pas la première fois qu’Apple cède devant les pressions chinoises. En octobre deux applications et un emoji (du drapeau taïwanais) avaient disparu en pleine crise politique à Hong Kong, pendant la crise sanitaire le jeu Plague Inc avait subi le même sort.

En février, des actionnaires avaient réclamé plus de transparence sur les demandes de censure de l’administration chinoise. Tim Cook, le PDG d’Apple, avait jugé la proposition inutile, car de nombreuses informations sur le sujet étaient déjà accessible librement.