Alors qu’elle a été rendue publique le 2 juin dernier, l’application StopCovid a généré beaucoup de téléchargements dès son lancement. En seulement 4 jours, l’application de suivi de contact, supposée alerter un utilisateur lorsqu’il a été au contact d’une personne atteinte du virus, a été une source de curiosité pour un million de Français. De quoi ravir Cédric O, le Secrétaire d’État chargé du Numérique.

La popularité de StopCovid réjouit Cédric O

Il y a quelques semaines, le gouvernement en avait fait la promesse, la France allait, elle aussi, avoir son application de traçage numérique pour détecter tout contact avec une personne malade et de cette façon, garder un œil sur les risques de contamination et de propagation. Sur Twitter, le Secrétaire d’État chargé du Numérique a souligné qu’en « 4 jours, l’application StopCovid a été activée 1 million de fois ».

Comme le souligne Clubic, cela faisait maintenant plusieurs semaines que le gouvernement faisait part de ses ambitions quant à cette application. Il s’agissait notamment de freiner et de contrôler l’épidémie, même avec une infime partie de la population. Finalement, après des alertes lancées par des experts en sécurité informatique, par la Quadrature du Net ou encore l’Internet Society France quant aux potentiels dangers d’une telle application, et malgré tout, l’heure est finalement à la découverte pour bien des Français. Sans doute ont-ils pris en compte l’avis de la CNIL. Cette dernière avait fait le choix de ne pas s’opposer à ce projet.

Restons vigilants, un million d’activations ne signifie pas un million d’utilisateurs…

Pour l’heure, une chose est sûre : un million de personnes, au moins, ont téléchargé StopCovid. Mais quant à savoir combien ont précisément accepté son utilisation en cliquant sur le bouton « J’active StopCovid », il n’existe pas de chiffres officiels. Le chiffre donné par Cédric O inclut les personnes qui ont téléchargé StopCovid et qui l’ont lancé au moins une fois. Cela signifie que plus de personnes pourraient l’avoir téléchargé, mais aussi que moins d’un million de personnes pourraient réellement l’utiliser.

Il serait donc plus judicieux de se servir du nombre de personnes ayant activé le service de traçage, afin d’obtenir un indicateur fiable de l’utilisation de l’application.