La stratégie de Walmart est de conquérir davantage de clients, ce qui inclut les internautes déjà présents sur leur plateforme Flipkart en Inde. Une demande a donc été déposée pour que les prestations de Flipkart s’étendent à la vente au détail de produits alimentaires. La requête a malheureusement été rejetée par le gouvernement pour des raisons d’incompatibilité.

Un rejet qui fait débat

Une des branches du Ministère du Commerce et de l’Industrie, le Département de la Promotion de l’Industrie, a affirmé que le plan proposé par Flipkart ne convenait pas aux règlementations indiennes. Le rejet soulève pourtant une polémique puisque le gouvernement aurait déjà présenté son refus bien avant la présentation de la demande.

Rajneesh Kumar, le Directeur des Affaires Générales de Flipkart, a annoncé à TechCrunch que la société évalue actuellement la réponse de l’agence et prévoit de présenter une nouvelle requête. Cette agence indienne déclare que l’activité commerciale de Flipkart Retail, Flipkart FarmerMart, ne devrait pas entièrement se baser sur des investissements étrangers.

Flipkart se défend tout de même, en avançant que les secteurs de la technologie et de l’innovation peuvent apporter une valeur ajoutée considérable aux agriculteurs et aux entreprises agroalimentaires du pays. Cela permettrait notamment de réduire les dépenses sur le long terme, tout en dégageant un meilleur chiffre d’affaires.

Un plan d’investissement pourtant cohérent

Lorsque le PDG de Flipkart group, Kalyan Krishnamurthy, a annoncé son intention de pénétrer le marché de détail alimentaire en pleine croissance du pays, il a également dévoilé que la société investirait 258 millions de dollars dans la nouvelle entreprise.

De multiples plateformes d’e-commerce en Inde, notamment Amazon, Grofers et Zomato, ont reçu l’approbation de New Delhi. En effet, l'Inde accepte à présent des investissements directs étrangers à 100% dans le commerce de détail alimentaire. Un cadre chez Flipkart, qui a souhaité garder son anonymat, s’offusque par rapport à la décision.

Depuis cet « incident », le gouvernement indien a préféré réviser ses règlementations. L’objectif serait d’autoriser les plateformes e-commerce à basculer vers la vente au détail de produits alimentaires si les vendeurs peuvent interagir avec leurs acheteurs plus fréquemment.

La proposition de Flipkart reste, malgré tout, une des tentatives pour relancer l’économie nationale et pour diversifier les activités de Walmart. Il reste à voir comment la société américaine prévoit de défendre sa future requête. Réussira-t-elle à contourner les mailles du filet des règlementations indiennes ?