Talkspace est une entreprise américaine qui propose un service de thérapie en ligne. Alors que la société était sur le point de conclure un partenariat avec Facebook, Oren Frank, CEO de l’entreprise, décide de tout annuler à cause de la position de Mark Zuckerberg vis à vis des propos tenus par Donald Trump.

La prise de position de Zuckerberg ne passe pas

Le CEO de Talkspace affirme qu’il ne soutiendra pas une plateforme qui « incite au racisme, à la violence et au mensonge ». Souvenez-vous, il y a quelques jours Donald Trump postait un message sur Twitter et sur Facebook disant à propos des émeutes qui ont actuellement lieu pour la mort de George Floyd que : « quand le pillage commence, les tirs commencent ». Certains américains ont interprété les propos du président américain comme une véritable déclaration de guerre. Si Twitter a rapidement dénoncé et masqué le tweet du président, au risque de mettre le président dans tous ses états, Mark Zuckerberg estime que :

« La politique de notre entreprise permet de discuter de l’utilisation de la force par l’État, bien que je pense que la situation actuelle soulève des questions importantes sur les limites potentielles de cette discussion ».

Alors qu’une révolte est également en train d’émerger en interne chez Facebook, c’est dans un tweet cinglant, Oren Frank a mis fin à la collaboration entre Talkspace et Facebook. La nature du partenariat impliquait le fait que Facebook utilise l’application de thérapie en ligne pour fournir une solution gratuite à certaines communautés présentes sur sa plateforme. Aux États-Unis, l’utilisation des applications de « santé mentale » explose depuis le début de la crise du Covid-19.

Talkspace annule sa collaboration avec Facebook

D’après l’association américaine de psychologie, près de 20 000 applications de santé mentale existent. On y trouve de tout, des chatbots fonctionnant (paraît-il) grâce à l’intelligence artificielle ou des applications plus sérieuses proposant des discussions avec des thérapeutes agréés comme c’est justement le cas de BetterHelp et Talkspace. L’accord entre Facebook et Talkspace aurait pu rapporter des centaines de milliers de dollars d’après le CEO. Tant pis.

Facebook cherche à tout prix à proposer une solution de thérapie en ligne à ses utilisateurs. Les réseaux sociaux sont accusés d’accroître l’anxiété des internautes en raison des tactiques qu’ils utilisent pour capter l’attention. Oren Frank conclue en disant que : « c’était une opportunité énorme pour Talkspace de bâtir une relation avec la plus grande entreprise de médias au monde. Je ne pense pas qu’ils soient des gens mauvais, en revanche je pense que Facebook devient une mauvaise entreprise ».