Selon le baromètre publié le 30 mai 2020 par le cabinet de conseil EY, la France se classe à la première place des investissements étrangers en 2019. Elle dépasse ses voisins européens, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni. Toutefois tout devrait être remis en cause en raison de la crise économique générée par les effets de la pandémie du Covid-19.

Investisseurs étrangers et pays européens, la première place revient à la France

L’année 2019 a été une véritable aubaine pour l’économie française en matière d’investissements étrangers. L’hexagone est devenu une destination prisée pour les investisseurs étrangers en Europe. D’après un résultat compilé, vérifié et complété par EY,  la France a concentré  18,7% des investissements étrangers quand le Royaume-Uni et l’Allemagne enregistrent respectivement 17,3% et 15,1%. Le nombre de projets recensé sur le territoire français dépasse ainsi celui de 2018 et enregistre une augmentation de 17%.

Les Britanniques n’enregistrent, eux, qu’une nette progression de 5% tandis que les Allemands stagnent. Toutefois, EY tient tout de même à préciser que ces chiffres correspondent à un résultat avant impact de la crise sanitaire. Le cabinet de conseil a donc averti qu’avec les effets incertains de la crise, les investisseurs seraient obligés de réviser tous leurs projets. Il avance qu’ “environ 65% des investissements annoncés en 2019 seraient maintenus, 25% reportés ou fortement révisés, et 10% annulés“.

Après la crise sanitaire, tout est à refaire pour la France

Pour les grands pays européens, y compris la France, l’investissement demeure le secteur le plus impacté par la crise sanitaire alors que la plupart d’entre eux misent beaucoup sur ce levier pour relancer rapidement leur économie. La concurrence pour attirer les investisseurs étrangers promet d’être encore plus rude.

Marc Lhermitte, correspondant de EY, note que pour certains pays de l’UE, la situation de stratégie de reprise est nettement plus favorable que d’autres. Et à ce petit jeu, les prévisions économiques internationales ne joueraient pas en faveur de la France qui bénéficierait de conditions moins favorables que celles l’Allemagne.

Toutefois, la France pourrait surprendre tout le monde malgré la crise. Depuis 2017, elle s’appuie sur des dispositifs attractifs comme le crédit impôt recherche qui lui valent aujourd’hui d’être nommée “pays le plus attractif en Europe en matière d’investissement étranger”.