Le gouvernement a dévoilé son plan d’action pour le déconfinement mais beaucoup de questions restent en suspens. Il est fort possible que certains secteurs ne soient pas en mesure de reprendre leurs activités, ce qui risque d’avoir de fortes conséquences sur l’économie. Une crise économique couvre et de nombreux Français prennent d’ores et déjà les devants en plaçant leur argent pour disposer de liquidités en cas de coup dur. Alors doit-on placer son argent en prévision de la crise qui risque de frapper le pays ? Cette question mérite d’être posée. Mais dans ce cas, où placer son argent ? On vous donne des pistes.

De nombreux épargnants se ruent sur la Bourse

La crise du Coronavirus a bouleversé de nombreux domaines, et qui dit situation incertaine dit volatilité des marchés. Et c’est bien ce qui semble attirer de nombreux épargnants. ING en France a par exemple enregistré des transactions en Bourse de ses clients multipliées par quatre depuis le début de la crise sanitaire. Avec l’effondrement des valeurs, l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a notamment perdu jusqu’à 40 % depuis son plus haut le 18 février et c’est pourquoi les épargnants cherchent à flairer le bon coup. Tomber sur une valeur à bas prix dont l’action va remonter pourrait représenter un joli coup de poker mais c’est un jeu dangereux. Il est difficile de prédire de quelle façon les marchés vont évoluer et miser en bourse à l’heure actuelle est donc un pari plus que risqué.

Les Français se réfugient dans les valeurs sûres comme le livret A

Mi-avril, les sommes déposées sur des livrets A ont atteint leur niveau le plus élevé depuis dix ans. Dans ces temps incertains, les Français ont besoin d’être rassurés et choisissent donc de placer leur argent sur des livrets sans risque. Le livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui fonctionne sur le même principe que le livret A, a connu lui aussi une forte hausse. Mais est-ce une bonne idée ? Pas forcément. Si vous ne risquez pas de perdre des liquidités, vous pouvez en revanche perdre du pouvoir d’achat. Le taux du livret A est de 0,5 % soit bien inférieur au taux d’inflation. Les intérêts générés seront inférieurs à la hausse du coût de la vie, vous ne serez donc pas forcément gagnant. Aussi, le montant que vous pourrez déposé sur un livret A ou LDSS est plafonné.

Les banques en ligne peuvent y voir une opportunité

La situation sanitaire va forcément réduire les relations clients classiques. Les rendez-vous avec son banquier seront moins courants, probablement entourés de mesures particulières : masques, protection en plexiglasse… Les banques en ligne qui ont supprimé tout contact “physique” avec leurs clients ont déjà l’expérience du suivi client en ligne et donc par conséquent peut être une longueur d’avance dans le domaine. De plus, la plupart des banques en ligne proposent elles aussi des livrets d’épargne sans risque et parfois avec des taux supérieurs aux livrets réglementés par l’Etat comme le livret A et le LDDS. Une start-up allemande appelée Raisin va même plus loin en proposant d’investir dans des livrets d’épargne hors de nos frontières, le tout sans avoir à se déplacer.

Quelque soit le domaine, de nombreux secteurs vont devoir penser à se rapprocher de ce système, la possibilité de tout faire en limitant les contacts humains, et le monde de la banque semble prêt à cela.