Voilà un peu plu d’un mois que les entrepôts de la filiale française d’Amazon ont fermé leurs portes. La raison ? La justice française estime qu’Amazon n’avait pas respecté son obligation de sécurité et de prévention à propos de la santé des salariés. Le 15 mai, Amazon France a laissé entendre qu’une réouverture pourrait être envisagée dès le 19 mai.

Une reprise des activités en France à partir du 19 mai

Cela ressemble à une sortie de crise. La crise du Covid-19 aura eu un impact direct sur les salariés français du groupe. En effet, les entrepôts sont à l’arrêt depuis le 16 avril 2020 sur décision du Tribunal de Nanterre. La maison mère a déclaré sur Twitter que :

“Cette décision fait suite à cinq semaines de discussions au cours desquelles nous avons fourni à plusieurs reprises des éclaircissements et des informations sur les mesures de sécurité mises en œuvre dans nos centres de distribution pour protéger nos salariés”.

Au plus haut de l’épidémie, les représentants du personnel estimaient que toutes les mesures sanitaires n’étaient pas réunies pour que les salariés puissent exercer leur activité en sécurité. Ils citaient notamment l’exiguïté des vestiaires.

Amazon France affirme qu’à partir du 19 mai tout sera opérationnel pour recevoir les salariés dans les meilleurs conditions. Une décision de la justice française qui n’a pas empêché Amazon de livrer ses clients français avec l’aide de ses entrepôts italiens, espagnols et allemands.

Les sanctions ne sont pas levées pour Amazon France

L’entreprise de Jeff Bezos publiait récemment un rapport pour faire le bilan des activités depuis le début de la crise du Covid-19. Si de prime abord le constat semble très positif avec un chiffre d’affaires qui atteint les 75,5 milliards de dollars (69 milliards d’euros), les dépenses ont également beaucoup augmenté. À travers le monde, la société a embauché plus de 175 000 personnes pour faire face à la demande.

En France, les consignes étaient claires : Amazon France devait se focaliser sur la distribution des biens de première nécessité, pour limiter le nombre de salariés sur les sites. La moindre infraction est passible d’une amende de 100 000 euros. Cette mesure dissuasive a poussé Amazon France à opter pour une fermeture pure et simple. Le 19 mai, alors que les décisions de justice n’ont pas changé, le groupe se prépare à un retour à la normale de ses activités.