Pavel Durov, le fondateur de Telegram a fini par craquer. Sous la pression de la Securities and Exchange Commission (SEC), l’organisme de contrôle des marchés financier américain, le célèbre entrepreneur russe a dû renoncer à sa cryptomonnaie, le Gram.

Gram voulait battre le Bitcoin sur son terrain

C’est avec dépit que Pavel Durov, le fondateur de Telegram, a annoncé sur son blog, le 12 mai, la fermeture de sa plateforme de Blockchain Telegram Open Network (TON) et par extension la fin de son projet de cryptomonnaie Gram.

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Le projet a débuté il y a deux ans et demi et avait été annoncé en août 2019. Il promettait une version plus rapide et plus évolutive que le Bitcoin. Une levée de fond avait récolté 1,7 milliard de dollars (1,53 milliard d’euros), qui devraient être rendus aux investisseurs.

Dès octobre 2019, mois de lancement initialement planifié pour Gram, la SEC avait jugé la nouvelle cryptomonnaie illégale et interdite aux États-Unis. Une difficulté majeure étant donné qu’un tiers des investisseurs est américains.

Sur son blog Pavel Durov a expliqué que le tribunal a estimé que « les Grams ne pouvaient pas être distribués non seulement aux États-Unis, mais aussi dans le monde entier ». L’argument de la justice américaine étant qu’un citoyen américain aurait pu contourner l’interdiction de la cryptomonnaie via l’étranger.

Comme le développe l’entrepreneur russe, cette décision rendait très difficile la suite de l’entreprise, « Les États-Unis peuvent utiliser leur contrôle sur le dollar et le système financier mondial pour fermer n’importe quelle banque ou n’importe quel compte bancaire dans le monde. Ils peuvent utiliser leur contrôle sur Apple et Google pour supprimer des applications de l’App Store et de Google Play ».

Attention aux contrefaçons

Amer, Pavel Durov fustige cette toute puissance américaine qui fait fi des souverainetés nationales, notant que « nous – les 96% de la population mondiale vivant ailleurs – sommes dépendants des décideurs élus par les 4% vivant aux États-Unis ».

La décision semble irrévocable. Pavel Durov concluant en appelant à la méfiance, des sites utilisant l’abréviation TON sont des contrefaçons malveillantes, « Aucun membre actuel ou passé de notre équipe n’est impliqué dans l’un de ces projets ». TON et la cryptomonnaie Gram sont définitivement enterrés.