Simon S. Ang a 63 ans. Il est professeur d’ingénierie électrique au sein de l’Université de l’Arkansas. Cet homme a été arrêté par le FBI vendredi 8 mai car il est soupçonné de fournir des informations au gouvernement chinois depuis des années.

Un professeur accusé d’espionnage pour la Chine

En pleine pandémie mondiale, les tensions entre la Chine et les États-Unis dans ce qui ressemble à une nouvelle “guerre froide” ne faiblissent pas. Il n’est toujours pas l’heure de la trêve. L’arrestation de ce professeur de l’Arkansas en est la démonstration. Simon S. Ang aurait entretenu des liens étroits avec le gouvernement chinois depuis plusieurs années, sans jamais le révéler à son employeur.

Suite à cette arrestation, l’Université de l’Arkansas n’a pas attendu le procès pour décider de congédier son professeur d’ingénierie électrique. Quelques heures plus tard, Simon S. Ang perdait son travail. Les employés américains ont l’obligation de divulguer leurs liens éventuels avec le gouvernent chinois. Dans le cas contraire, ils encourent une peine de prison.

Selon le FBI et le bureau du procureur de Little Rock, Simon S. Ang aurait omis de faire cette divulgation au moment de son embauche et lorsqu’il a postulé à un programme de la NASA. D’après les autorités, l’homme aurait mis en place un stratagème de fraude pour divulguer des informations technologiques sensibles au gouvernement chinois. L’Université de l’Arkansas a déclaré qu’elle coopérerait avec les enquêteurs fédéraux.

Le FBI pense que les écoles sont une cible du gouvernement chinois

Ang est pour le moment retenu au centre de détention de Fayetteville. D’après ABC News, l’homme aurait pas d’avocat. S’il est reconnu coupable, il pourrait être condamné à 20 ans de prison. Le FBI fait des collèges et des universités une priorité pour traquer les potentiels espions du gouvernement chinois. Ils sont convaincus que l’Empire du milieu cible les écoles et se sert de ce stratagème pour voler de précieuses informations commerciales et technologiques.

Une histoire qui nous rappelle forcément celle des puces espionnes chinoises. En 2018, Bloomberg révélait cette affaire au grand jour. Des espions chinois auraient infiltré la chaîne d’approvisionnement de serveurs utilisés par plus de 30 sociétés américaines, dont des sous-traitants gouvernementaux, mais aussi les géants Apple et Amazon. Même si Tim Cook réfute encore ces accusations, les micro-puces intégrées dans des serveurs Supermicro ont certainement existé.