Comme chaque mois, l’ANFR, l’Agence nationale des fréquences a dévoilé les chiffres mensuels de son observatoire des déploiements mobiles en France, concernant la 4G et la 5G. On comprend dans son rapport que les opérateurs Free et SFR ne se sont pas vraiment reposés pendant le confinement du mois d’avril. Ils ont tout cas choisi de miser sur le déploiement de 5G mais aussi de 4G…

Côté 5G, SFR a été le seul opérateur actif

Au mois de mars, la France comptait un total de 855 antennes installées. La majorité appartenait à Orange et SFR. Pendant le mois d’avril, seul SFR s’est mis au travail, installant 52 nouvelles antennes et portant ainsi le nombre d’antennes totales disponibles à 488.

Cela signifie, que seulement 9 nouvelles stations expérimentales ont été validées par l’Agence nationale des fréquences pendant le mois d’avril. Cette dernière a d’ailleurs rencontré un lot de difficultés pour évaluer les éventuels risques liés à la 5G.

Graphique présentant l'évolution des supports 5G expérimentaux autorisés en métropole, par opérateur

Graphique présentant l’évolution des supports 5G expérimentaux autorisés en métropole, par opérateur. Si Orange a beaucoup d’avance, SFR continue d’avance. Source : OBSERVATOIRE DU DEPLOIEMENT DES RESEAUX MOBILES du 1er mai 2020 / ANFR

Comme le montre l’ANFR, certains en profitent pour concentrer leurs efforts sur la 4G

Dans son rapport, l’ANFR annonce avoir autorisé, au 1er mai, un total de 52 367 sites 4G en France. Free a globalement été l’opérateur qui a installé le plus de nouveaux sites, 270 au total, portant à 15 856 son nombre total de sites. Il reste l’opérateur qui dispose du moins de sites par rapport à ses concurrents. Il est en effet quatrième, derrière Bouygues Telecom et ses 18 294 sites, SFR et ses 19 161 sites ainsi que derrière Orange qui est en tête avec 22 000 sites, dont 200 installés en avril.

Au final, on remarque que la majorité des opérateurs ont fait des efforts pour continuer à déployer et rendre disponible leurs réseaux, de quoi limiter le retard, notamment pour la 5G, même si celui-ci devrait bel et bien être présent. Cela n’est d’ailleurs pas un secret, la mise aux enchères des fréquences ayant été repoussée, le déploiement final devrait logiquement subir le même sort.