Si comme d’autres entreprises, Qualcomm pouvait s’attendre à une perte de revenus liée au coronavirus, ce n’est finalement pas le cas. En effet, l’entreprise a observé une hausse de 5% de ses revenus sur le trimestre s’étant terminé fin mars. Selon le fabricant, actuellement sous le coup d'une enquête de l'UE, l’activité liée aux puces à couvert la baisse de revenus dans sa branche de licences.

Qualcomm a expédié moins de puces mais a gagné un peu plus que d’habitude

En février, comprenant qu’il allait être impacté par le coronavirus, Qualcomm avait annoncé qu’il allait expédier moins de puces que prévu. Néanmoins, l'entreprise s’attendait à gagner légèrement plus d’argent par puce. On les retrouve dans de nouveaux produits, comme ceux compatible 5G par exemple.

Finalement, comme le rapporte le Wall Street Journal, pour ce premier trimestre 2020, la société a expédié 129 millions de puces, ce qui représente une baisse de 17% par rapport au trimestre précédent. Malgré tout, Qualcomm reste dans ses prévisions puisque les expéditions estimées étaient entre 125 et 145 millions de puces.

Selon la société, la pandémie a entraîné une baisse de 21% de la demande. Malgré cela, ses revenus ont été de 5,22 milliards de dollars, contre 4,98 milliards de dollars au premier trimestre 2019. Sans crise, la société aurait ainsi pu s’attendre à d’excellents résultats.

Ses perspectives restent inchangées pour le moment

Pour le trimestre prochain, le patron de Qualcomm, Steve Mollenkopf a indiqué que les commandes de puces 5G restaient intactes, même s’il estime que certaines commandes seront prochainement modifiées. Pour l’heure, la société n’a pas souhaité revoir à la baisse son objectif sur cette gamme de produits. L’entreprise compte visiblement sur la reprise en Chine pour vendre ses puces activement, car selon Mollenkopf “Le pays a connu un plongeon assez profond et est actuellement en bonne voie de reprise”.

Côté licences, Qualcomm a déclaré avec conclu de nouveaux accords de licences de brevet notamment avec Oppo et Vivo, tous les deux des fabricants chinois dont le contrat a débuté le 1er avril dernier. D’autres négociations seraient en cours concernant les licences.