Le 7 avril dernier marquait le lancement de Quibi, un nouveau service de streaming proposant de courtes vidéos pensées pour être visionnées sur smartphone. Moins d’un mois après ce lancement, la plateforme se fait déjà remarquer parce qu’elle enverrait des données d’utilisateurs à des agences de publicité au moment de la vérification des adresses mails de ses utilisateurs.

Google, Facebook et Twitter feraient partie de ceux qui reçoivent les données

Selon un nouveau rapport publié sur Medium le 29 avril, Quibi enverrait des informations personnelles de ses utilisateurs à des tiers, certains dédiés à la publicité et d’autres, des géants comme Google, Facebook ou encore Twitter. Concrètement, cela aurait lieu lorsque l’utilisateur valide son compte via un clic dans un email spécifique que des données seraient partagées.

Quibi n’est pas la seule entreprise épinglée pour ce genre de pratiques, c’est aussi le cas de Wish, du Washington Post ou encore de JetBlue. Selon le chercheur à l’origine du rapport, Zach Edwards, les faits reprochés à Quibi sont particulièrement flagrants et montrent qu’il ne respecte pas le RGPD imposé en Europe ou même la California Consumer Privacy Act, cela malgré son lancement récent.

Quibi serait forcément au courant de ce problème

Selon Zach Edwards, il est presqu’impossible que Quibi ne soit pas informé de ce problème. Il a déclaré qu'il s'agit d'une “décision extrêmement irrespectueuse de divulguer délibérément les adresses mails de vos utilisateurs à vos partenaires publicitaires, et il y a en plus de cela la possibilité que des personnes soient au courant de ce “souci” et que ces personnes aient même participé à la conception de cette fuite de données”.

En réaction, Quibi a indiqué qu'au moment “où le problème sur notre page web a été révélé à notre équipe de sécurité, nous l’avons corrigé immédiatement. [...] La protection des données est essentielle pour Quibi et la sécurité des informations de nos utilisateurs est une priorité”. Malgré cela, voilà un élément qui pourrait freiner quelques uns des 2,7 millions d’utilisateurs qui ont téléchargé l’application.