Il y a maintenant plus d’un mois, nous évoquions la possibilité d’une nouvelle vague de licenciements chez Lime, après une première en janvier. Cela se confirme aujourd’hui : la société a pris la décision de se séparer de 13% de ses effectifs, ce qui représente environ 80 employés.

Le Covid-19 a anéanti Lime

Dans une lettre adressée au personnel, le PDG de Lime, Brad Bao a annoncé le licenciement de 80% employés, soit 13% des effectifs. Cela intervient dans le cadre d’une coupure budgétaire, conséquence directe du Covid-19. Dans sa lettre, le PDG indique “Presque du jour au lendemain, notre entreprise est passée de la veille de franchir une étape sans précédent – la première entreprise de micromobilité de nouvelle génération à atteindre la rentabilité – à une autre où nous avons dû suspendre nos opérations dans 99% de nos marchés dans le monde pour soutenir les efforts des villes”.

Les personnes concernées par cette nouvelle vague de licenciements seront donc prévenues par mail, elles recevront une invitation à une réunion afin de discuter de la fin de contrats et des indemnités liées.

L’objectif de rentabilité déjà réduit à néant ?

En début d’année, Lime avait organisé une première vague de départs, se séparant ainsi d’une centaine d’employés et mettant un terme à une douzaine de marchés. Son objectif était, déjà, d’atteindre la rentabilité cette année. Cependant, comme elle le souligne parfaitement, des éléments n’ont pas pu être anticipé par l’entreprise “Il va sans dire que, alors que nous pensions avoir prévu toutes les possibilités cette année, nous ne prévoyions pas de pandémie mondiale”.

Avec cette pandémie, sa baisse d’activité, voire même son arrêt, et cette nouvelle vague de licenciements, il va être compliqué pour la société d’atteindre ses objectifs cette année.

Notons finalement que Lime n’est pas la première société de micromobilité à prendre cette décision de licenciements… Souvenez vous, chez Bird, la vague de licenciement ressemblait à un épisode de Black Mirror à en croire des employés. La société avait effectivement licencié 406 employés via Zoom.