C’est une véritable saga judiciaire que nous suivons avec attention depuis 2016. Après avoir travaillé plusieurs années pour Waymo, Anthony Levandowski a finalement lancé Otto, une startup de camions autonomes rachetée par Uber quelques mois plus tard. En bout de course, Waymo a obtenu gain de cause mais Uber conteste et refuse de payer les 179 millions de dollars.

L’entreprise de VTC doit-elle payer pour Levandowski ?

Le jeudi 19 mars 2020, alors que le procès de Levandowski arrivait à son terme, l’accusé décidait de plaider coupable pour vol de secrets commerciaux. Une décision prise dans le cadre d’un accord qui lui permettait de ne plus être poursuivi pour les 33 autres chefs d’accusation… L’ancien ingénieur de Waymo déclarait le mois dernier que :

“J’ai effectivement téléchargé des fichiers sur les technologies LIDAR de Google dans l’intention de les utiliser pour mon compte personnel. Je comprends le fait que je n’étais pas autorisé à récupérer ces fichiers pour les utiliser dans cet objectif”. 

Anthony Levandowski a été licencié par Uber en mai 2017. Au moment du rachat d’Otto, Uber s’était formellement engagé à indemniser Levandowski si jamais Waymo décidait de porter plainte contre lui. Oui mais voilà, au moment où l’ex-ingénieur fût inculpé pour 33 chefs d’accusation, Uber décidait finalement de résilier cet accord.

Uber estime que son ex-ingénieur a menti

La justice américaine ordonne donc à Levandowski de verser les 179 millions de dollars à Waymo, mais il préfère finalement se retourner contre Uber, pour tenter de s’en sortir. L’avocat d’Anthony Levandowski estime qu’Uber doit payer. Il expliquait récemment que :

“Pendant une grande partie des trois dernières années, Anthony a cédé le contrôle de sa défense personnelle à Uber parce qu’Uber a insisté pour contrôler sa défense dans le cadre de son devoir de l’indemniser. Puis quand Uber n’a pas apprécié la suite des évènements, il a soudainement changé d’avis et a indiqué qu’il ne l’indemniserait plus. Ce que Uber a fait est mal”

Pourtant, Uber refuse de payer pour Anthony Levandowski. D’après la plainte déposée, l’entreprise estime que Levandowski a “secrètement commis un crime en volant des secrets industriels avec l’intention de les utiliser chez Uber. Si nous l’avions su, nous n’aurions jamais conclu d’accord avec Levandowski”. Bref, vous l’aurez compris nous ne sommes pas au bout de cette histoire.