Zoom accuse le coup de bien des problèmes en ce moment. Il est notamment poursuivi en justice par un actionnaire, partiellement bannit chez Google et confronté à des soucis de sécurité. Les équipes de l’entreprise mettent en place de nouvelles possibilités pour reconquérir les clients et regagner leur confiance, cela passe notamment par masquer l’identifiant des réunions. Aujourd’hui nous découvrons aussi que les utilisateurs payants du service pourront choisir sur quels serveurs leurs données ne transiteront pas.

Zoom permet aux clients payants de choisir ou retirer des régions

Dans un communiqué publié sur son blog, Zoom annonce que dès le 18 avril 2020, ses clients seront en mesure de sélectionner, ou bannir, certaines régions. Concrètement, ils garderont de cette façon un oeil sur les serveurs par lesquels transiteront leurs données.

Cette décision fait suite à un rapport du Citizen Lab de l’Université de Toronto. Le document dévoilé indique que Zoom génère des clés de chiffrement pour des appels émis depuis des serveurs chinois, même si aucun participant à l’appel ne se trouve en Chine. Le rapport suggérait donc que Zoom soit contraint de donner des clés au gouvernement chinois et on comprend donc qu’une surveillance pouvait avoir lieu.

Une mesure particulière pour les autres utilisateurs

Les utilisateurs utilisant la version gratuite de Zoom ne verront pas leurs données transiter par des serveurs situés en Chine. Précisément, si aucune personne ne participe à l’appel depuis la Chine, alors seuls des serveurs hors du pays seront sollicités.

Ces nouveautés font probablement parties d’une longue série d’améliorations que nous découvrirons ces prochains mois. En effet, Zoom s’est engagé, sous 90 jours, à résoudre ses problèmes de sécurité. Il a d’ailleurs fait appel à Alex Stamos, qui n’est autre que l’ancien chef de la sécurité de Facebook, pour l’accompagner dans ce processus. Le spécialiste de la sécurité interviendra en tant que consultant externe à l’entreprise.