Des chercheurs de l’Université de technologie d’Eindhoven viennent de mettre au point un nouveau système pour tenter de rendre les puces informatiques plus performantes. Les galettes de silicium qui composent les puces pourraient être capables d’émettre de la lumière.

Un silicium capable d’émettre de la lumière

En réalité c’est une solution qui a commencé à être explorée il y a plus de 50 ans. En 2020, les fabricants de puces électroniques se heurtent encore à un problème de taille : les propriétés chimiques du silicium empêchent même les chercheurs d’améliorer les puces. Jusqu’ici, on pensait que le silicium ne pouvait pas émettre d’énergie, ni de lumière. Les chercheurs de l’Université de technologie d’Eindhoven viennent de prouver le contraire.

L’émission de lumière à partir du silicium est le « Saint Graal » de l’industrie microélectronique depuis des décennies. La résolution de cette énigme pourrait bien révolutionner le monde de l’informatique. Avec cette technique, les puces deviendront plus rapides que jamais. Ils considèrent que leur découverte constitue le premier alliage de silicium capable d’émettre de la lumière.

Il manque encore un élément clé : le laser

Une véritable percée dans le monde de la recherche informatique. Cette découverte ouvre le champ des possibles pour les fabricants de processeurs. L’alliage des chercheurs est en réalité composé de silicium et de germanium. Un projet de longue date donc, puisque des chercheurs y travaillaient déjà il y a 50 ans. En 2015, une équipe avait déjà créé un silicium hexagonal pur mais incapable de le faire émettre de la lumière.

Avant de commencer à utiliser cette nouvelle technologie, les chercheurs doivent encore développer un laser capable de réaliser la lithographie. Les universitaires précisent que ce laser verra le jour en 2020. C’est probablement cet obstacle que les précédents chercheurs n’ont jamais réussi à dépasser : rendre la technologie accessible à tous les fabricants de puces.

Les puces : le nerf de la guerre pour l’industrie microélectronique

Les puces continuent d’évoluer et de s’améliorer au fil des années. Qualcomm fait figure de leader en la matière avec ses puces Snapdragon. En décembre 2019, l’entreprise dévoilait, à l’occasion de sa conférence annuelle à Hawaï, les puces Snapdragon 865, 765 et 765G. Avec cette nouvelle génération de puces, l’accent est clairement mis sur la 5G et sur l’intelligence artificielle. Cristiano Amon, président de Qualcomm, estime que :

« La 5G va ouvrir de nouvelles et passionnantes opportunités de connexion, de calcul et de communication que nous n’avons pas encore imaginées et nous sommes heureux d’être un acteur clé dans l’adoption de la 5G à travers le monde. Nos puces Snapdragon 5G annoncées aujourd’hui seront commercialisées dès l’année 2020 ».

Intel a également réalisé des prouesses dernièrement. L’entreprise américaine dévoilait Pohiki Spring : un cerveau numérique aux 100 millions de neurones. Équipé de 768 processeurs Loihi, la vraie différence de cette puce par rapport aux autres est qu’elle est capable de s’adapter en temps réel. Elle adopte le même comportement que des neurones humains en travaillant en groupe.