Le Président Macron l’a annoncé le 13 avril au soir : une application mobile basée sur le volontariat, va être déployée dans les semaines à venir pour géolocaliser les français afin de limiter la propagation du Covid-19. L’Internet Society France, branche française de cette ONG internationale présente dans plus de 100 pays, rappelle que cet outil ne peut s’envisager qu’en complément d’autres actions.

L’Internet Society France plaide pour une approche collaborative

Il y a quelques jours, la Cnil disait qu’elle ne s’opposerait pas au déploiement d’une telle application sur le territoire français. En revanche, et comme l’Internet Society France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés insiste sur le fait que son usage doit absolument être facultatif pour respecter les libertés individuelles de chacun. L’ONG souhaite que le gouvernement français adopte une approche collaborative et consulte l’ensemble des parties-prenantes pour déployer un tel projet.

De nombreux pays ont d’ores et déjà adopté cette méthode appelée « traçage numérique ». C’est notamment le cas de l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Chine, la Corée du Sud, l’Espagne, les États-Unis, l’Italie, Israël, la Pologne, la Russie, Taïwan, et bientôt le Royaume-Uni. En France, le Président Maron l’a rappelé hier soir, l’application StopCovid serait basée sur le volontariat de la population. C’est un élément indispensable à sa bonne adoption par les français selon l’Internet Society France.

L’app StopCovid devra être une action parmi d’autres

Du point de vue de l’ONG, cette application ne doit pas être au cœur de l’arsenal de défense du gouvernement, mais bien un outil supplémentaire à l’ensemble des mesures prises. Une campagne de tests massifs serait typiquement nécessaire pour que l’efficacité de l’app StopCovid puisse faire ses preuves. L’Internet Society France précise que le respect strict des règles de protection des données personnelles et de sécurité doit être totalement garanti. L’ONG propose même de confier une supervision au Conseil National du Numérique.

Pour une transparence totale, l’application sera également être en code source ouvert, de manière à permettre à la communauté technique de jouer son rôle de lanceur d’alerte. Enfin, Nicolas Chagny, président de l’Internet Society France insiste sur le fait que cette solution de traçage numérique ne devra être effective que pendant une durée limitée à la résolution de la de la crise sanitaire actuelle dans le respect des principes de proportionnalité.