Depuis quelques semaines, on sent bien que l’arrivée d’une application de traçage numérique en France se précise. StopCovid est une app actuellement à l’étude. Des équipes du gouvernement travaillent sur le projet et la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) y est étroitement liée.

StopCovid respectera les libertés individuelles selon la Cnil

La présidente de la Cnil, Marie-Laure Denis, a exprimé sa sérénité quant au développement d’une telle application en France. Elle a confié à la Commission des Lois que : « si l’usage de StopCovid reste facultatif pour la population, alors je n’y vois pas d’inconvénient ». L’occasion, tout de même, pour la présidente de faire quelques rappels au sujet de l’usage des technologies de pistage numérique, et de soulever quelques limites à ne pas dépasser.

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À la fin du mois de mars, la Cnil avait exprimé ses inquiétudes quant au développement d’un potentiel traçage numérique en France. Le 26 mars, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) tentait de prendre part au débat. Alors que plusieurs pays sont déjà passés par cette étape pour endiguer l’épidémie, la France pourrait finir par y arriver également. Parmi les pays ayant adopté cette méthode, nous retrouvons : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Chine, la Corée du Sud, l’Espagne, les États-Unis, l’Italie, Israël, la Pologne, la Russie, ou encore Taïwan.

Selon la CNIL, le cadre légal proposé dans le cadre du développement de cette application semble bon. La commission rappelle néanmoins que la directive e-privacy et le RGPD, prévoient au niveau européen, des limites à ne pas dépasser. La Cnil rappelle que : « si un suivi individualisé des personnes était mis en œuvre, il faudrait d’abord, à droit constant, qu’il soit basé sur le volontariat, avec un consentement réellement libre et éclairé. Le fait de refuser l’application n’aurait aucune conséquence ».

La France se prépare à géolocaliser sa population

Le gouvernement pourrait bien opter pour cette piste. L’application StopCovid serait donc basée sur le volontariat de la population. On peut se demander si une telle condition incitera réellement les français à accepter le fait de se faire pister. Espérons que la population prenne la mesure de la gravité de la situation et adopte massivement le traçage numérique. Ce genre d’application ne pourrait s’avérer utile que si elle est adoptée en masse.

L’Inserm a tenu à rassurer les français sur cette question. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale expliquait le 27 mars, que l’utilisation des données téléphoniques en France serait probablement anonyme. Le communiqué de presse de l’Institut précise que : « nous n’allons pas nous intéresser aux déplacements d’un individu particulier ». Contrairement à certains pays comme la Corée du Sud, Israël ou encore l’Iran.