Afin d’étoffer le catalogue de son service de cloud gaming baptisé Stadia, Google cherche à attirer les créateurs de jeux vidéo indépendants. Pour cela, le géant d’Internet a lancé “Stadia Makers”, un programme qui vise à simplifier la publication de licences vidéoludiques sur la plateforme.

Google lance le programme Stadia Makers

Google poursuit ses efforts pour rendre son service Stadia plus attractif, tant pour les utilisateurs, que pour les créateurs de jeux vidéo. Des efforts qui se traduisent aujourd’hui par le lancement de “Stadia Makers”. Comme l’explique Google sur son blog, “ce programme est le premier pas vers une expansion de l’auto-publication pour les développeurs de jeux indépendants“.

Grâce à Stadia Makers, les développeurs pourront profiter de cinq kits de développement physique, d’une participation financière (le montant de celle-ci n’a pas encore été communiqué), ainsi que d’une assistance technique dédiée à l’outil Unity, le moteur de jeu le plus communément utilisé.

En contrepartie, les développeurs devront concevoir leurs jeux avec Unity et devront publier leurs titres entre l’année 2020 et l’année 2021. Étonnamment, l’exclusivité n’est pas obligatoire. Ainsi, les développeurs proposant leurs jeux sur Stadia, pourront également les sortir sur d’autres plateformes, comme sur PC et/ou sur console.

Afin de profiter de Stadia Makers, il faut soumettre une candidature en remplissant un formulaire qui permettra à Google d’en apprendre plus sur le créateur. En effet, le géant d’Internet précise que seuls les développeurs expérimentés pourront avoir accès au programme.

La guerre du cloud gaming est lancée

Avec ce programme, l’objectif de Google est clair : attirer des créateurs indépendants qui pourront étoffer le catalogue de jeux vidéo de Stadia avec des titres originaux. À terme, le géant espère sûrement qu’un catalogue plus complet et diversifié aura pour effet de séduire de nouveaux utilisateurs.

Il faut dire que la guerre du cloud gaming a bel et bien démarré et qu’il est désormais essentiel de tirer son épingle du jeu. À l’heure actuelle, une multitude d’entreprises se sont lancées dans l’aventure. Parmi elles, Microsoft avec xCloud ou encore Sony avec PlayStation Now et la firme Blade avec Shadow. Il y a également le service GeForce NOW développé par NVIDIA qui, a son lancement, proposait la plus grande offre de cloud gaming. Malheureusement pour elle, la plateforme a rapidement fait face à des difficultés… Le studio Activision Blizzard a retiré ses jeux du catalogue, et les studios 2K Games et Bethesda ont rapidement pris la même décision.

En l’état, il est difficile de dire si le cloud gaming sera réellement l’avenir du jeu vidéo, comme nous le promettent ces différents services. En effet, pour profiter de cette technologie, il faut une connexion avec un débit important, ce qui n’est pas le cas dans la majorité des zones rurales. Aussi, comme on peut le constater avec l’expérience de GeForce NOW, les éditeurs ont besoin d’être convaincus par la rentabilité d’une telle solution. Côté joueurs, les avis semblent aussi extrêmement partagés. Décidément, les services de cloud gaming semblent avoir encore beaucoup de travail devant eux, avant de connaître le succès escompté…