C’était juste avant que la Chine soit frappée par l’épidémie de Covid-19. Le quatrième trimestre de l’année 2019 fût marqué par un nouveau record en Chine. En effet, le marché du cloud a augmenté de 66,9% pour atteindre 3,3 milliards de dollars, soit 3,07 milliards d’euros.

Le marché du cloud en plein boom en Chine

Alors que nous apprenions récemment que finalement, le cloud avait un faible impact climatique, en 2019, la Chine est arrivée en deuxième position sur le marché du cloud dans le monde, avec une part de marché de 10,8%. Le pays reste assez loin derrière les États-Unis. Sur la même période, d’après le cabinet Canalys, le marché américain aurait atteint les 14 milliards de dollars (13 milliards d’euros). Les États-Unis dominent largement le marché du cloud avec une part de marché à 47%. La Chine a encore un long chemin à parcourir pour arriver au niveau des États-Unis, mais on connaît les capacités du pays.

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En Chine, c’est Alibaba qui a ouvert la voie. L’entreprise de Jack Ma détient 46% des infrastructures cloud sur le marché chinois. On pourrait comparer la position d’Alibaba en Chine avec celle d’Amazon, qui domine largement les États-Unis avec son offre Amazon Web Services (AWS). En Chine c’est Tencent qui arrive en deuxième position sur le marché du cloud. Ici aussi on pourrait comparer cet acteur avec Microsoft aux États-Unis. Enfin on retrouve Baidu, qui possède à peu près autant de parts de marché que Google aux USA.

C’est étonnant de voir à quel point ces deux marchés sont quasiment structurés de la même manière. Selon Matthew Ball, analyste chez Canalys : « la demande de stockage cloud s’est accélérée tout au long de l’année 2019. De plus en plus d’organisations privées et publiques se lancent dans des projets de transformation numérique et commencent à construire des plateformes et des applications pour développer de nouveaux services ».

Les villes intelligentes sont à l’origine de cette augmentation

La croissance du marché du cloud serait également due à l’augmentation des technologies de reconnaissance faciale dans les villes intelligentes chinoises. À ce propos, on se souvient qu’une faille de sécurité avait exposé les systèmes de surveillance des villes chinoises en mai 2019. Le chercheur en cybersécurité John Wethington mettait à l’époque la main sur la base de données d’une ville intelligente accessible à partir d’un navigateur, sans aucun mot de passe.

Les villes intelligentes sont un sujet passionnant, pour les entreprises aussi. Toyota a récemment annoncé qu’elle allait construire une ville intelligente au pied du mont Fuji. Baptisée Woven City, elle accueillera 2 000 habitants. L’entreprise nippone précise ceci : « imaginez un site entièrement contrôlé qui permettra aux chercheurs, ingénieurs et scientifiques de tester librement des technologies telles que l’autonomie, la mobilité en tant que service, la robotique, la maison intelligente, l’IA et bien plus encore, le tout dans un environnement réel ».