Alors que l’épidémie de Covid-19 prend de l’ampleur aux États-Unis, il semblerait que la NASA n’ait pas prévu de reporter son prochain vol habité vers l’ISS. Opéré à bord d’une capsule Crew Dragon de SpaceX, il s’annonce d’ores et déjà historique.

Remettre les États-Unis sur le devant de la scène

Pour comprendre pourquoi cette mission est si importante, il faut remonter au 8 juillet 2011, dernière date à laquelle des astronautes américains ont décollé depuis les États-Unis pour se rendre dans l’espace. Depuis l’arrêt du programme Space Shuttle de la NASA, le pays dépend en effet de la Russie et de son Soyouz pour acheminer ses astronautes à bord de la Station Spatiale internationale (ISS).

C’est notamment la raison pour laquelle l’Agence spatiale a initié le Commercial Crew Program avec Boeing et SpaceX, des entreprises privées américaines qui développent leurs propres lanceurs destinés à transporter les astronautes de la NASA. Tandis que Boeing et sa capsule Starliner ont récemment échoué lors d’un test crucial, la Crew Dragon de SpaceX est arrivée à sa base de lancement et devrait être mise en service pour son premier vol habité dès le mois de mai. Elle amènera alors les astronautes Bob Behnken et Doug Hurley jusqu’à l’ISS.

Cette mission va donc mettre fin à des années de dépendance des États-Unis à la Russie, son rival de toujours en matière (entre autres) de conquête spatiale.

La fête risque d’être gâchée…

Pour marquer le coup, la NASA a tenu à inviter les journalistes du monde entier à assister à ce lancement historique, avec une deadline pour obtenir les accréditations fixée au 24 avril pour les Américains et au 17 avril pour les étrangers.

Néanmoins, un invité surprise, et pas des moindres, risque de gâcher la fête de l’Agence spatiale américaine. L’épidémie de coronavirus continue son inéluctable propagation outre-Atlantique, et la NASA a même appelé son personnel, mis à part celui qui est essentiel aux missions, à travailler depuis chez lui.

Les astronautes sont soumis à des tas de tests avant leur départ, et l’Agence ne risquerait pas de les envoyer à bord de l’ISS s’ils avaient le moindre doute d’une contamination. Toutefois, la réduction du personnel risque de mettre à mal les projets de la NASA, et même si le lancement a lieu, il est très peu probable que beaucoup de monde soit là pour l’applaudir…