Le 18 mars 2020, TikTok a officiellement révélé les premiers membres de son comité de modération des contenus aux États-Unis. Ce conseil se réunira tous les deux ou trois mois pour examiner la politique de modération appliquée par le réseau social et évaluer sa pertinence.

Une série de mesures qui vont dans le bon sens pour TikTok

L’entreprise détenue par ByteDance veut montrer patte blanche en créant un comité de modération, pour prouver aux États-Unis ainsi qu’au reste du monde qu’elle ne travaille pas pour le gouvernement chinois. En novembre 2019, une enquête a été ouverte aux États-Unis par le Committee on Foreign Investment in the U.S. L’organisme qui examine les investissements étrangers sur le sol américain estime qu’il y a un risque pour la sécurité nationale avec TikTok. L’application est soupçonnée de récolter les données privées de ses utilisateurs sur des serveurs localisés en Chine.

Depuis quelques semaines, TikTok a lancé une série de mesures rassurantes. L’ouverture d’un centre de transparence a été annoncée pour permettre de lever le voile sur les coulisses du réseau social. L’objectif de cette cellule est de permettre à des experts indépendants de vérifier les pratiques de TikTok. Le réseau social a également annoncé que les modérateurs de contenus étrangers quitteraient la Chine. Il n’y aura plus de modérateurs chinois qui surveilleront les contenus des autres pays. Un moyen de rassurer les gouvernements du monde sur l’intégrité du réseau social.

Un comité de modération des contenus salué

Parmi les premiers membres de ce comité de modération, nous retrouvons Dawn Nunziato, professeur à la faculté de droit de l’Université George Washington et co-directrice du Global Internet Freedom Project. Elle présidera le conseil. Mary Anne Franks, professeur à la faculté de droit de l’Université de Miami. Rob Atkinson, président du groupe de réflexion sur la politique technologique Information Technology and Innovation Foundation et Hany Farid, professeur à l’Université de Berkeley, qui se consacre à l’analyse des images numériques.

Pour Vanessa Pappas, directrice de TikTok aux États-Unis : « notre objectif est de nous entourer d’experts qui peuvent à la fois évaluer nos actions et nous fournir des conseils sur les mesures supplémentaires que nous pourrions prendre ». TikTok devra se rattraper quant à son comportement passé. Un document interne a été dévoilé il y a quelques jours.

Il révèle que l’application modère les contenus de manière très douteuse en s’appuyant parfois sur les caractéristiques physiques des utilisateurs. Dans ce document on peut lire que : « afin de rendre les vidéos figurant sur notre application plus attractives, il est recommandé de ne pas promouvoir le contenu posté par les utilisateurs possédant un corps anormal, trop gros ou trop mince ».