Selon le Wall Street Journal, SoftBank serait à la recherche du petit détail pour revenir sur son engagement avec WeWorket ne plus lui acheter 3 milliards de dollars d’actions. Effectivement, SoftBank était supposé contrôler 80% du capital de WeWork. Cependant, cette nouvelle n’est pas vraiment une surprise, ce n’est pas la première fois que la société basée au Japon revient sur ses projets avec WeWork. En janvier des décisions étaient prises en ce sens  suite à de mauvaises gestions.

SoftBank renonce à sauver WeWork

La société japonaise aurait annoncé à WeWork renoncer à, au moins, une partie de son plan visant initialement à le sauver, par le biais du rachat d’actions aux actionnaires. Plusieurs personnes bien informées auraient indiqué au Wall Street Journal que SoftBank serait actuellement à la recherche de petits détails, par le biais d’enquêtes réglementaires, pouvant lui permettre de se retirer de ses engagements.

Un avis a été transmis aux actionnaires de la société sur le partage de bureau plus tôt cette semaine, un indicateur des pensées de SoftBank. Ce dernier serait prêt à effectuer des sondages réglementaires auprès des sociétés Securities and Exchange Commission et du ministère de la Justice. Cela lui permettrait, toujours selon lui, d’obtenir un accord différent de celui obtenu initialement. Concrètement, l’ancien PDG de WeWork, Adam Neumann, pourrait être privé de la vente de ses actions pour un montant de 970 millions de dollars. Voilà qui pourrait faire plaisir à SoftBank qui n’a pas caché son mécontentement face au travail de l’ancien PDG.

La société japonaise a été sollicitée par les autorités américaines

Il apparaît clairement que SoftBank cherche, à minima, à renégocier son engagement, voire à retarder son investissement étant donné l’état du marché actuel. Les actions ont chuté, hier, de 10% pour atteindre un niveau bas, qui n’avait plus été atteint depuis 2016.

SoftBank a reçu des demandes d’informations sur WeWork, de la part de la Security & Exchange Commission ainsi que du ministère de la Justice et d’autres régulateurs de l’État de New York. Tous s’interrogeaient sur les pratiques commerciales de WeWork et la communication faite par la société avec ses investisseurs.

Ainsi, il ne serait donc pas étonnant que SoftBank fasse tout son possible pour revenir sur son engagement. D’une part à cause des enquêtes en cours sur WeWork, d’autre part en raison du marché boursier en ce moment et enfin, à cause du covid-19. Car le virus met à mal l’entreprise de partage de bureaux dans la mesure où actuellement, les entreprises demandent à leurs salariés de travailler autant que possible depuis chez eux, et cela à l’échelle mondiale.