Introduit par NVIDIA aux yeux du grand public en 2018, avec le lancement de ses cartes graphiques GeForce RTX, le ray tracing est un mode de rendu permettant aux images de synthèses d’apparaître plus vraies que nature grâce à une meilleure gestion des reflets, des ombres et des effets de lumière (entre autres). Utilisée depuis des années dans le domaine de l’imagerie de synthèse pour le cinéma et les films d’animation, le ray tracing n’en reste pas moins nouveau dans le monde du jeu vidéo. Exploitée par quelques dizaines de jeux seulement, cette technologie peine encore à s’imposer auprès du grand public. La chose pourrait néanmoins changer dans les prochains mois.

Les nouvelles consoles de salon exploiteront le ray tracing…

Deux raisons à cela : le lancement de la prochaine génération de console de salon (les Xbox Series X et PS5 géreront nativement le ray tracing grâce à leur puce custom AMD, équipée d’une partie graphique RDNA 2), mais aussi la publication très récente d’extensions « provisoires » pour l’API Vulkan, une interface de programmation chapeautée par le consortium Khronos Group… et utilisée par de très nombreux studios de jeu vidéo.

Cette nouvelle pourrait donner un coup de nerf à l’adoption du ray tracing… et pour cause, Vulkan remplace OpenGL sur de nombreuses plateformes. Par effet domino, ce début de support du ray tracing par Vulkan permettra peu à peu aux nombreux jeux qui l’utilisent — ou l’utiliseront — de bénéficier des effets sophistiqués du ray tracing.

Comme le précise Engadget, l’utilisation du ray tracing par le biais de Vulkan reste néanmoins soumise au bon vouloir des développeurs. Avec l’arrivée des consoles de nouvelle génération, il y a toutefois fort à parier que la chose séduise au sein des studios utilisant déjà l’API de Khronos Group. En effet, le consortium mise sur des extensions utilisant une  « architecture globale familière » qui a pour avantage de laisser les développeurs utiliser leurs méthodes et outils de travail habituels. Ils pourront donc continuer à travailleurs comme il le font d’ordinaire avec des outils tels que DirectX ou l’API OptiX de NVIDIA.

S’il en est encore à ses prémisses, le support du ray tracing par Vulkan pourrait en outre avoir pour intérêt de rendre ladite technologie accessible à de plus petites structures et à des studios indépendants. De quoi contribuer là aussi, peu à peu, à l’adoption du ray tracing par l’industrie. Il faudra néanmoins que le consommateur, lui, s’équipe en matériel compatible… ce qui ne devrait pas être un problème à moyen terme. Outre les prochaines consoles de salon, les nouvelles cartes graphiques NVIDIA (RTX 3000) arriveront sur le marché dans les prochains mois, suivies de nouvelles cartes graphiques AMD (« Big Navi »), attendues pour leur part sur la fin de l’année et gérant elles aussi nativement le ray tracing.