Alors que l’épidémie de coronavirus bat son plein à travers le monde, le U.S. Health and Human Services Department, autrement dit le Département américain de la santé et des services sociaux, vient de subir une cyberattaque. Celle-ci aurait été orchestrée pour ralentir les systèmes informatiques de l’institution. Nous ne savons pas encore qui se trouve derrière cette attaque.

Les États-Unis sont déstabilisés en pleine crise du Covid-19

Ce n’était clairement pas le moment pour subir une cyberattaque, à supposer qu’il y ait un moment plus propice qu’un autre pour de telles attaques. Dimanche soir, le gouvernement a repéré que de fausses informations circulaient. La diffusion de ces fake news était liée au piratage du Département américain de la santé.

Le National Security Council’s (NSC) a expliqué que dans un tweet que : “les rumeurs circulant par SMS de la part du Département américain de la santé à propos d’une potentielle mise en quarantaine nationale sont fausses. Il n’y a pas de verrouillage national. Le compte @CDCgov continuera de publier les dernières directives sur le Covid-19”.

La Maison Blanche n’a pas souhaité commenter cette nouvelle. D’après les informations dont nous disposons, l’attaque dont a été victime le Département américain de la santé n’aurait pas engendré de vol des données. Il semblerait que les hackers cherchaient simplement à déstabiliser le système de santé des États-Unis, au plus haut niveau. On peut lire dans le rapport de Bloomberg que : “l’attaque semble avoir été initiée pour ralentir les systèmes de l’agence, mais ne l’a pas fait de manière significative”.

La panique est à son comble. Alors que certains peuples sont déjà confinés, comme en Italie par exemple, d’autres craignent que de telles mesures n’arrivent sur le territoire. C’est notamment le cas en France et aux États-Unis. À cette heure, le secrétaire d’État Michael Pompeo et d’autres responsables de l’administration Trump sont au courant de l’incident. Ils affirment que la faille a été repérée et que la cyberattaque concernant le Département américain de la santé est terminée.

Des cyberattaques de plus en plus fréquentes

Crise du coronavirus ou pas, les hackers s’en donnent à cœur joie pour cibler des institutions de haut rang. En janvier 2020, l’ONU confirmait également avoir été victime d’une grave cyberattaque. Nous apprenions par la même occasion que les données de ses 4 000 employés ont certainement été compromises dans cette attaque. Malheureusement, l’ONU a attendu la publication du Canadian Broadcasting Corporation pour prévenir ses équipes…

Quelques jours plus tôt, nous apprenions également que le ministre des Affaires étrangères autrichien avait lui aussi été victime d’une cyberattaque. C’était exactement un an avant que des politiciens ainsi que des personnalités publiques allemandes, dont Angela Merkel, la chancelière, avaient fait les frais d’une fuite de données personnelles, organisée par un groupe de pirates russes.