La reconnaissance faciale couvrira bientôt 97% des aéroports américains, c’est en bonne voie. Pourtant, comme l'explique le Wall Street Journal, le gouvernement américain est poursuivi en justice par l’ACLU, l’Union Américaine pour les Libertés Civiles. L'association le somme d’expliquer sa politique vis-à-vis de la reconnaissance faciale et de l’usage des technologies utilisées dans les aéroports.

L’ACLU dépose plainte

L’Union Américaine pour les Libertés Civiles est bien décidée à faire en sorte que le ministère de la Sécurité intérieure publie des documents concernant ses décisions en matière de reconnaissance faciale. Cette technologie fait aujourd’hui l’objet de bien des interrogations, notamment quant à la gestion des données personnelles. L’avocate de l’ACLU a indiqué que la plainte avait été déposée “Parce que les informations importantes sur cette surveillance sont gardées confidentielles, le public n’a pas les éléments nécessaires pour exiger des réponses des acteurs qui l’utilisent. Nous portons plainte pour avoir plus de transparence”.

Selon l’association, il est temps de s’inquiéter de l’utilisation faite dans les aéroports, car le gouvernement pourrait par la suite s’en servir comme base pour l’introduire dans d’autres lieux publics.

La reconnaissance faciale serait l’avant-surveillance globale

Selon l’ACLU, ce procès vise à empêcher que l’utilisation de la reconnaissance faciale dans les aéroports permette ensuite de déployer des méthodes de surveillance plus invasives. L’association indique également que des informations semblent cachées par les autorités dans la mesure où elles refusent de leur communiquer certaines informations et certains documents.

C’est pour cela qu’un procès aura lieu. Et ce n’est pas le seul procès mené par l’ACLU actuellement, elle réclame également les enregistrements de reconnaissance faciale déjà en possession du ministère de la Justice.

Globalement, aux États-Unis, les états sont divisés quant à l’usage de cette technologie. Certains États l’ont interdite, d’autres pas encore. Les grandes entreprises, elles, continuent de vendre la technologie. Un peu comme Clearview qui s’est fait épingler il y a seulement quelques semaines.