Si vous ne connaissez pas encore Alexa Answers, il s’agit d’une plateforme sur laquelle des utilisateurs (humains) peuvent répondre aux questions d’autres utilisateurs quand Alexa ne connaît pas la réponse. La plateforme, pour le moment disponible uniquement dans une version anglophone, va s’étendre à d’autres pays. Pourtant, de nombreux chercheurs en informatique estiment qu’elle n’est pas suffisamment contrôlée et que de nombreuses réponses fausses passent à travers les mailles du filets des modérateurs.

Faut-il mieux réguler Alexa Answers ?

À la fin de l’année 2018, Amazon a présenté Alexa Answers, cette fameuse plateforme collaborative qui permet aux utilisateurs de répondre à la place d’Alexa. N’importe qui peut aujourd’hui soumettre ses réponses sur cette plateforme, à condition de parler anglais. Amazon avait pourtant assuré au moment du lancement de cette plateforme que les réponses seraient contrôlées grâce à des modérateurs humains et à l’intelligence artificielle. Pourtant, il semblerait que ce ne soit pas le cas et cela n’empêche pas Amazon de vouloir étendre cette plateforme à de nouveaux pays.

Les experts interrogés par le média Venturebeat estiment que de nombreuses fausses réponses soumises par les utilisateurs continuent de se frayer un chemin jusqu’à Alexa Answers, et par extension, jusqu’aux appareils Alexa et donc jusqu’aux clients qui les utilisent. Une fois qu’une question a été posée un certain nombre de fois, elle apparaît sur la plateforme Alexa Answers. N’importe qui peut à ce moment précis apporter sa propre réponse.

Les utilisateurs d’Alexa peuvent poser toutes les questions qui leur passent par la tête. Certains sont assez étranges, comme par exemple : comment assassiner le président des États-Unis ? La réponse à cette question est la suivante : “vous assassineriez le président des États-Unis de la même façon que n’importe quel autre président”. Rien de bien grave mais le problème est ailleurs : le simple fait que la question n’ait pas été supprimée met en évidence des lacunes dans les processus de modération.

Amazon est toujours derrière Google avec son assistant vocal

En août 2019, une étude comparative montrait un état des lieux des assistants vocaux existants sur le marché. Si Google Assistant remportait la palme de la meilleure intelligence artificielle, Alexa se trouvait bien loin, en dernière position. Voilà qui a probablement fait réfléchir les équipes d’intelligence artificielle chez Amazon et motivé la création d’Alexa Answers.

Il faut bien avouer que Google Assistant a une petite longueur d’avance, notamment grâce à une nouvelle fonctionnalité qui permet à l’assistant vocal de lire les messages que vous recevez sur une application tierce comme WhatsApp, Slack ou encore Telegram. Vous avez également la possibilité d’y répondre directement via Google Assistant… Alexa n’en est pas encore à ce niveau-là.