Comme le relève L’Usine Digitale, Michel-Edouard Leclerc s’est exprimé sur des plateaux télévisés et n’a pas caché ses nouvelles ambitions, qui sont entre autres de concurrencer Amazon en devant la version française du géant américain. Le patron de la chaîne de supermarché, qui existe depuis 1949, a indiqué “partir à la conquête d’Amazon sur l’alimentaire et le non alimentaire”. Et pour cela, il est prévu que tous les magasins Leclerc n’utilisent plus qu’un seul et même site internet pour leurs services.

E. Leclerc va rassembler tous ses services au même endroit et se donne 10 ans

Sur les 10 ans qui viennent, Leclerc sera le Amazon français, avec des salariés en plus et des experts en plus”, ce sont les mots de Michel-Edouard Leclerc, patron de l’enseigne depuis 2006. Sa volonté est de devenir le géant français dans le secteur du e-commerce, que ce soit sur le plan alimentaire ou sur le plan non alimentaire. Pour cela, dans un premier temps, un seul site internet va rassembler l’ensemble des services proposés par Leclerc. Jusque-là l’enseigne disposait d’une dizaine de sites, tous dédiés à un seul service à la fois.

Ainsi, sur le portail envisagé, le drive, le service voyage, la bijouterie, la pharmacie, et même la billetterie, se trouveront au même endroit. L’idée est de tout centraliser afin que les consommateurs trouvent tout au même endroit. Cela sera peut être, cependant, au détriment de certaines boutique physique au sein des enseigne Leclerc.

Les spécificités d’Amazon ne sont pas les objectifs de la chaîne française

Les magasins sans caisse, c’est pas pour nous”, le message de Michel-Edouard Leclerc est plutôt clair. Alors que ses concurrents travaillent pour acquérir une solution similaire à celle d’Amazon, parmi eux, Carrefour ne cache aucune de ses intentions : depuis 2018, il songe à ouvrir un magasin sans caisse. Leclerc, lui, n’est pas intéressé. Au contraire, l’enseigne envisage de créer 2 500 à 3 000 postes chaque année, particulièrement centrés sur les “nouveaux métiers de la distribution”.

Il en va de même pour la livraison toujours plus rapide (et dangereuse) d’Amazon, elle n’intéresse pas non plus l’entreprise bretonne. Cette dernière compte cependant profiter autant que possible de son implantation en France et de ses quelques 721 magasins et 2 541 boutiques spécialisés. Ses 690 points drive devraient également être un point positif dans le développement de son projet pour concurrencer Amazon.

Une chose est sûre, Leclerc a encore du pain sur la planche. Car son chiffre d’affaires est actuellement de plus de 3 milliards d’euros. Celui d’Amazon était de 4,5 milliards d’euros, rien qu’en France, il y a deux ans. Si depuis le géant américain a arrêté de communiquer son chiffres d’affaires, nul doute que celui n’a pas cessé d’augmenter.