Comme le rapporte Reuters, les États-Unis ont le 10 mars 2020 un nouveau sursis à Huawei. Il devrait permettre aux entreprises américaines de continuer à utiliser ses technologies jusqu’au 15 mai. Cette date était initialement fixée au 1er avril.

45 jours supplémentaires pour Huawei

Le premier avril prochain aurait dû marquer la fin des échanges entre les entreprises américaines et le fabricant chinois Huawei. Le département du commerce des États-Unis vient cependant d’annoncer une rallonge de 45 jours, reportant ainsi la date de fin au 15 mai.

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Une fois cette date passée, et si aucun nouveau sursis supplémentaire n’est accordé à Huawei, alors le géant chinois ne pourra plus collaborer avec les entreprises américaines. Celles-ci devront se fournir auprès d’autres fabricants. Faudra-t-il comme pour les drones que les fabricants soient seulement américains ? Pour l’heure, nous n’avons pas la réponse. Nous savons cependant que Donald Trump a signé un décret interdisant aux entreprises américaines d’utiliser des équipements fabriqués par des entreprises qui pourraient entraîner des risques en matière de sécurité nationale dans le pays.

Le Congrès va aider financièrement les fournisseurs de télécommunications sous certaines conditions

En février, le Congrès a adopté une loi qui visera à rembourser les fournisseurs de télécommunications ayant moins de 2 millions de clients qui remplacent actuellement leurs équipements lorsqu’ils sont considérés comme porteurs de risques pour la sécurité nationale.

Il semblerait donc que les États-Unis commencent à comprendre les répercussions que l’interdiction de Huawei pourrait avoir sur son économie nationale. Il se trouve aussi que sa tentative d’influence envers des pays, comme le Royaume-Uni, où une délégation s’est même déplacée, ne porte pas vraiment ses fruits.

En mai dernier, Huawei obtenait déjà un premier sursis, puis un deuxième en août. Il reste maintenant à voir, en mai prochain, quelles suites donneront les États-Unis à tout cela… Ou alors ce que fera Huawei, en réaction. En mai 2019, il avait attaqué les États-Unis en justice pour tenter de contrer le décret d’urgence nationale.