Depuis 2019, la relation entre Huawei et les États-Unis est tendue, voire même très tendue. En février, les États-Unis portaient de nouvelles accusations à l’encontre du fabricant chinois. Et les tensions ne pourraient que devenir plus forte suite aux dernières découvertes relayées par Reuters. Des documents internes de Huawei datant de 2010 l’accableraient de façon directe.

Des preuves à l’avantage des États-Unis

Reuters a eu en sa possession des documents de Huawei datant de 2010. Parmi ces documents, l’agence de presse a recensé deux listes de matériels, incluant des équipements informatiques. Il semblerait que l’adresse d’expédition de ces paquets soit bel et bien en Iran. Mais ce n’est pas tout, un autre document datant de deux mois plus tard mettrait à jour le statut de l’envoi des marchandises, indiquant précisément “Actuellement, le matériel est livré à Téhéran et attend le dédouanement”.

Il apparaît que c’est la première fois que des preuves concrètes et directes sont dévoilées à l’encontre de Huawei. En revanche, ici, ce sont des éléments majeurs dans le cadre de l’enquête, car ils montrent que Huawei a effectivement enfreint les sanctions commerciales américaines contre l’Iran. Les documents découverts impliqueraient également un projet de télécommunications de plusieurs millions de dollars. Si ces documents ne sont pas cités dans le cadre de l’affaire pénale engagée par Washington, il ne fait plus aucun doute que la société chinoise va avoir encore plus de mal à nier les accusations à son encontre désormais.

Huawei ne peut pas prendre la parole à ce sujet… pour le moment

Un porte-parole de Huawei a indiqué à Reuters que “En raison des procédures judiciaires en cours, il n’est pas approprié que Huawei face tout commentaire pour le moment”. Cela, avant d’ajouter que “Huawei s’engage à respecter toutes les lois et réglementations applicables dans les pays et régions où nous opérons, y compris toutes les lois et réglementations relatives au contrôle des exportations et aux sanctions des Nations Unies, des États-Unis et de l’Union Européenne”.

Malgré son engagement, une chose est sûre : les États-Unis ont désormais de nouveaux éléments entre leurs mains pour tenter de dissuader leurs alliés de faire appel au fabricant chinois pour les équipements 5G … ou peut-être pas.